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Linguistique - Thierry BULOT

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     Sociolinguiste, Thierry Bulot est maître de conférences HDR à l’Université de Rennes 2. Spécialiste de sociolinguistique urbaine, il nous a très aimablement envoyé cet article inédit, texte militant et programmatique, dans lequel il définit les contours et les responsabilités d’une « sociolinguistique prioritaire ».

     Loin des prétentions à la neutralité et l’objectivité scientifiques mais sans nier pour autant l’importance et la légitimité d’un travail de conceptualisation, Thierry Bulot milite pour une « sociolinguistique de crise » qui s’attache à repérer les tensions sociales, les faits de ségrégation et les pratiques discriminatoires, tels qu’ils se manifestent, mais aussi se construisent dans et par les discours au sein d’un espace social très largement modifié et perturbé par l’urbanisation. Mais il serait simpliste de penser que les discours sont la mise en mots seconde d’une réalité extérieure : la ville est une « matrice discursive », elle produit des discours et des représentations qui finissent par constituer le réel social que l’on habite. On comprend alors l’importance de penser conjointement une écologie des villes et une écologie des langues, les questions de durabilité, de diversité, de solidarité, de participation, de mixité se posent également du point de vue linguistique, avec la même urgence, avec la même gravité, imposant au sociolinguiste d’être aussi un intellectuel engagé, « une ressource sociale ».

     C’est donc à un nouveau pacte entre le savant et le politique que travaille Thierry Bulot, nouveau pacte aussi entre le savant et les citoyens, ceux qui vivent et parlent dans la Cité, même et surtout s’ils sont socialement et linguistiquement minorés.

 

 

Une sociolinguistique prioritaire

 

Prolégomènes à un développement durable urbain et linguistique

 

Thierry Bulot

 

 

 

 

Une sociolinguistique urbaine : définir la ville

Telle que je la conçois (Bulot, 2001 ; Bulot et Beauvois, 2004), la sociolinguistique urbaine (1) se prévaut de reprendre les premières considérations relatives à la militance sociale de la discipline (Marcellesi, 2003 (2), entre autres) et, de ce fait ambitionne de contribuer à la réflexion – voire à l’intervention – sur les différentes façons de lutter contre les discriminations toutes les fois que les pratiques langagières sont impliquées. Elle dénonce l’exclusion des minorités sociales (Bachmann, Simonin, 1993) pour ce que ce dernier processus produit bien entendu de souffrance individuelle (3) mais aussi de délitement du lien social, du lien communautaire. Il s’agit par là de poser qu’une telle recherche nécessite autant de considérer pleinement la demande sociale (institutionnelle ou non) que de prendre en compte des spécificités identitaires dans la constitution des territoires de référence (4), d’une part, et, d’autre part, qu’elle engage le chercheur à être aussi un intellectuel, une ressource sociale, un acteur potentiel du mouvement social. Elle est effectivement une sociolinguistique de crise, dans la mesure des mutations sociales liées à l’urbanisation, des effets de la modification du lien social, des recompositions identitaires que ces processus impliquent, et enfin, dans la mesure des conséquences – certes plus ou moins perçues mais nécessairement vécues – de la diffusion de la culture urbaine comme modèle dominant.

Pour faire simple, une telle sociolinguistique est une sociolinguistique de la spatialité, où le discours sur l’espace, corrélé au discours sur les langues permet de saisir les tensions sociales, les faits de ségrégation, la mise en mots des catégories de la discrimination. Ainsi, c’est la conceptualisation même de la spatialité urbaine et de ses normes (Bulot, 2006) qui, au regard des attentes, des questionnements et de la connaissance du terrain des acteurs de tous ordres, est amendée, re-questionnée par ce type d’approche : considérant le mouvement dialectique entre espace et lieu dès lors que le langage ou la langue sont impliqués et qu’ils concernent les populations socialement minorées, l’approche sociolinguistique de l’espace (comme processus discursif) se décline en six temps qui sont autant d’axes potentiels d’intervention sur la matrice discursive (Bulot, 2003) que constitue la ville (nous y reviendrons) :

 

1. espace et lieu publics dans la mesure des discriminations et hiérarchisations socio-langagières des espaces de référence : les discours sur les pratiques langagières des espaces de la centralité linguistique construisent les lieux publics de facto comme lieux accessibles ou non ;

2. espace et lieu communs pour considérer les ségrégations et mobilités spatio-linguistiques : la mise en mots des lieux de la communauté urbaine corrélés aux mobilités actives, vécues, subies, choisies, et pour ce qu’elles permettent de rencontrer d’autres variétés urbaines, construire des espaces de relégation, des lieux de confinement linguistique et social ;

3. espace et lieu politiques pour rendre compte des discours discriminants et des difficultés d’accès aux pratiques citoyennes : dès lors que les espaces et les parlures sont hiérarchisés et attribués à des populations données, celles-ci ne s’estiment pas ou plus légitimes d’agir pour la cité ;

4. espace et lieu professionnels pour dire les discriminations professionnelles et l’accès à l’emploi : les représentations socio-langagières corrélées aux espaces attribués (de fait ou non) à celles et ceux qui en sont porteurs interdit l’accès à certaines tâches ;

5. espace et lieu linguistiques pour faire état de la mémoire sociolinguistique et de l’accès dits impossibles aux pratiques socio-discursives valorisantes : les populations minorées semblent ne plus savoir avoir / acquérir d’autres pratiques sociales, linguistiques, langagières que celles qu’on leur attribue ; elles peuvent renverser le stigmate jusqu’à faire valoir la pratique minorée comme le creuset de la langue dominante ;

6. espace et lieu identitaires pour signaler les stratégies de territorialisation légitime ou déniée et l’accès aux espaces : les stratégies identitaires passent par la nécessité quasi anthropologique de poser topologiquement son identité, ses discours identitaires et l’opérationnalité de ses pratiques sociales (dont celles dévolues aux langues).

Dans ce contexte, la ville est certes un espace social, mais plus encore un espace énonciatif (Baggioni, 1994) qui donne sens et valeur à l’ensemble des pratiques ; elle est cet espace praxique où les discours, bien qu’ils ne soient pas la réalité, mais parce qu’ils constituent le seul accès au réel, finissent par devenir le réel. C’est en ce sens que la ville est une matrice discursive car elle fonde, gère et normalise (Laborit, 1971, pour ce point) des régularités plus ou moins consciemment élicitées, vécues ou perçues par ses divers acteurs ; régularités sans doute autant macro-structurelles (entre autres l’organisation sociale de l’espace) que plus spécifiquement linguistiques et langagières.

La ville et ses discours : quelques concepts nécessaires

Sans pour autant que la liste soit exhaustive du champ en voie de constitution, quatre concepts liminaux sont nécessaires pour tenter de comprendre ce qui semble être paradoxal : une ville ne serait pas à proprement parler une ville, mais un discours sur la ville, un discours sur la façon dont on se la représente dans son unité tout en n’en connaissant avec précision (5) qu’une faible partie (6). Lesdits concepts sont l’identité urbaine, l’urbanisation sociolinguistique, la mobilité spatio-linguistique et la territorialisation sociolinguistique.

L’identité urbaine

L’une des spécificités de l’urbanité est que les habitants d’une ville ont conscience de leur appartenance à une entité qui est uniforme et isolable – ils sont en situation de poser des frontières à un espace qu’ils savent par ailleurs nommer – mais aussi complexe, dans la mesure où leur discours sur cette entité montre une constante construction / déconstruction des espaces sociaux ; ils savent y poser des distinctions socio–spatiales fortes pour eux–mêmes ou pour autrui. Le concept permet ainsi de rendre compte des pratiques langagières des locuteurs urbains se représentant la tension ainsi posée entre leur indispensable identification à une communauté et leur propre différenciation par rapport à d’autres lieux communautaires de tous ordres, signalant une appartenance groupale ; par la prise en compte et l’analyse de leur mise en mots de cette tension, il s’agit de dégager la spécificité identitaire de toute ville, et partant de tout espace urbanisé : il faut à la fois être de la ville et en même temps se distinguer des autres habitants.

L’urbanisation « sociolinguistique »

Le terme urbanisation ne peut pas être compris comme le seul accroissement quantitatif de la densité de l’habitat et de la diffusion d’une culture urbaine (Bulot, 2007) ; il renvoie à une dislocation première et située des rapports entre la morphologie urbaine et la fonction sociale des espaces spécifiques d’un point de vue sociologique et, sur les aspects langagiers, à une recomposition complexe des espaces autour de la mobilité spatiale qui agit à la fois sur les comportements et les représentations sociolinguistiques. On comprend dès lors que des espaces dits ruraux puissent être urbanisés (car construit autour de la mobilité spatiale) et que des espaces citadins puissent ne pas l’être (car ses habitants sont dans un espace de relégation).

La mobilité spatio-linguistique

La ville est ainsi un espace de mobilité (effectif ou non, dénié ou non, etc.), et l’un des effets inhérents à la mobilité spatiale est de mettre à distance les individus et les groupes, à recomposer le lien social autour notamment des représentations communes sur autrui et sur soi-même. Plus l’espace est urbanisé, plus l’épaisseur identitaire – c’est-à-dire les différents niveaux d’identité – est mise en rupture : le rapport à l’autre, le rapport à sa façon de parler fonde les limites et frontières intra-urbaines ; de même le discours sur autrui, sur la langue ou la pratique de langue d’autrui devient par défaut autrui, ou le discours sur l’espace devient le territoire.

La territorialisation

La mise en mots de l’espace urbanisé relève d’une double détermination : elle procède du territoire dans la mesure où on doit considérer l’espace comme une aire de proxémie liée aux parcours, aux lieux de vie, de sociabilité d’une part et d’autre part elle relève de la territorialité que l’on peut concevoir comme la représentation de ce même territoire. Le concept interroge le terrain pour savoir s’il y a juxtaposition, coïncidence entre deux univers représentationnels, entre un lieu tel qu’il est dit et les représentations topolectales de la langue. La territorialisation sociolinguistique est ainsi la façon dont, en discours, les locuteurs d’une ville s’approprient et hiérarchisent les lieux en fonction des façons de parler (réelles ou stéréotypées) attribuées à eux–mêmes ou à autrui pour faire sens de leur propre identité.

Il faut dès lors bien comprendre, qu’on ne peut aborder la ville sans les discours qui la sous-tendent, qu’on ne peut aborder la ville et ses langues sans penser aux discours tenus sur ces langues ; peut-être plus encore : on ne peut certes pas aborder les langues comme des réalités désincarnées (elles sont d’abord des pratiques humaines et ne préexistent pas à leur[s] usage[s]) mais on ne peut pas davantage les penser en dehors de pratiques culturelles relatives à la sur-modernité (Augé, 1992 ; Bulot, 2007b), à une gestion en partie conflictuelle des rapports entre le local et le global (Bierbach et Birken-Silverman, 2007). Il est de bon ton de se lamenter – ou de se féliciter – des effets de la mondialisation mais en même temps, on continue d’étudier (7) les langues comme si les sociétés n’avaient pas changé de projet social, comme si les utopies du vivre-ensemble étaient toujours celles des débuts de la linguistique voire de la sociolinguistique.

Des langues et du développement durable urbain

Par les tensions que la culture urbaine pose et impose au tissu social et à la réflexion distanciée de notions qui semblent établies et consensuelles (elle est en cela une approche critique du champ), une conceptualisation s’impose (en l’état des travaux du domaine) : il faut concevoir une sociolinguistique prioritaire qui s’attache, dans la perspective théorique et politique de la durabilité, à penser conjointement une écologie des espaces dits urbains et une écologie des langues. Ainsi conceptualiser une sociolinguistique urbaine prioritaire, c’est engager, par exemple, des recherches en lien avec une politique de la ville définissant des territoires en « réparation » ou en « prévention »  (8) et en partenariat avec la mise en place des contrats urbains de cohésion sociale. Ces recherches vont s’inscrivent dans une temporalité autre que celle de la recherche fondamentale (même celle sensible à la demande sociale) et doivent être en lien avec des diagnostics territoriaux faits par les collectivités locales et des actions de terrains visant à agir sur les représentations sociolinguistiques ; elles relèvent d’un nouveau type d’intervention sociolinguistique.

Concrètement, conceptualiser une sociolinguistique prioritaire et la mettre en œuvre signifie accepter de prendre en compte un ensemble de pratiques et de compétences pour la recherche. Il s’agit d’accepter :

a) de produire des outils et des méthodes d’intervention dont on assume une évaluation tant par les pairs que par les acteurs qui en usent,

b) de théoriser et inclure dans la problématisation la subjectivation des approches dont on assume la dimension réflexive,

c) de conceptualiser les discours tant descriptifs qu’interprétatifs qui les sous-tendent comme des actes de militance scientifique dont on doit expliciter les tenants : le/la sociolinguiste a non seulement à concevoir une théorie linguistique (où la langue est un fait éminemment social), et à adhérer ou développer une théorie sociale (car analyser des situations sociolinguistiques sans projeter ces analyses sur le lien social n’a guère de sens) mais encore une théorie politique (car derrière le projet scientifique et social, il y a un modèle de société) et enfin

d) de médiatiser des recherches, en acceptant d’instrumenter ce qui peut l’être, pour être, non seulement accessibles aux différents acteurs (collectivités locales, associations, médias, partis politiques, élus…), mais encore transférables à ceux-ci (et cela dans une pratique de co-gestion des outils).

Conclure : et si le multilinguisme urbain était une catastrophe écologique ?

On peut le comprendre aisément, un tel projet, à la fois scientifique et intellectuel, tente de faire valoir le droit aux chercheurs d’être de la Cité, et à la Cité d’avoir un droit de gestion de la recherche. Il ne s’agit pas de nier l’importance de la recherche fondamentale, mais d’inscrire sciemment dans les pratiques de recherche la vision non irénique – voire iréniste – mais durable (9) du champ urbain… d’y mettre de la co-production, de replacer l’usager-ère, le ou la citoyen-ne, le ou la locuteur-trice dans le champ d’expertise, dans la production d’intelligibilité sociale, dans le processus menant sinon à son bien-être, du moins à son mieux-être.

Plus encore, il rappelle la nécessité de penser et concevoir la prégnance d’une spatialité indubitablement urbanisée par les valeurs qui la soutendent et par les effets sur les langues (10) qu’elle implique. Par voie de conséquence, il replace l’espace (dit de ville) et les langues (toujours urbanisées) dans ce qu’ils sont nécessairement tous deux : des processus sociaux sans cesse en mouvement et dont la pérennité est l’une des illusions idéologiques les mieux acceptées car les plus structurantes. De ce point de vue, le discours sur la ville comme facteur d’intégration à la fois sociale et linguistique, comme lieu formidable de gestion des multilinguisme et plurilinguisme, ne rend pas compte d’une réalité quasi concurrentielle sur le marché linguistique : être un plurilingue urbain ne peut être positif pour la personne que si ses/ces compétences multiples constituent une « valeur ajoutée » au dispositif social la valorisant déjà.

Au risque de la caricature, ce que montrent les enquêtes sociolinguistiques sur les migrants, c’est que la richesse linguistique d’une ville ne profite réellement qu’à celles et ceux qui possèdent déjà les moyens symboliques et concrets de la faire valoir. C’est là tout l’enjeu d’une sociolinguistique urbaine prioritaire : rendre équitable le traitement social des divers plurilinguisme pour ce qu’ils montrent de la pluralité des rapports humains et des représentations du monde.

 

_____________________

 

(1) Dans cette acception, elle est une sociolinguistique de l’urbanisation (voir supra, pour le concept). Il convient déjà de distinguer les recherches faites en ville des recherches où la culture urbaine est posée comme déterminante des pratiques langagières.

(2)  « Tel qu’il [ensemble de recherches] est toutefois dans ses avancées, il interpelle la politique, et dans la logique de son développement, il démasque certaines situations », (Marcellesi, 2003 : 60).

(3) Je parle là de souffrance ordinaire et non de souffrance psychosociale qui relève d’une autre discipline. Cela dit, il importe de mettre en place une méthodologie pour son repérage et des actions interdisciplinaires pour sa prise en charge.

(4) Que ceux-ci soient géographiques (par leur ancrage spatial), sociaux (par leurs usages effectifs) ou symboliques (par la mise en mots de l’acception par autrui de son appartenance communautaire, nationale, groupale…).

(5) Et cela concerne aussi les langues et les gens qui les parlent.

(6) Aussi dense soit la connaissance de la ville que chacun peut avoir, elle est nécessairement limitée à ses usages et pratiques, à ses discours et représentations. On a ainsi pu montrer que les représentations de cet espace variaient entre hommes et femmes, migrants et non migrants, travailleurs diurnes ou nocturnes… élus ou citoyens.

(7) Je force volontairement le trait, mais la tendance est néanmoins lourde.

(8) Ces deux termes sont (au moins) ceux de la politique de la ville de Rennes Métropole.

(9) Avec ce que cela implique en terme d’intervention et de conceptualisation.

(10) Qui sont autant des pratiques linguistiques que des discours sur ces pratiques.

 

Bibliographie sommaire

Augé M., 1992, Non-lieux (Introduction à une anthropologie de la surmodernité), Le Seuil, Paris, 149 pages.

Bachmann C., Simonin J., 1993, « Le social comme on le parle », dans Méditations et Action Sociale, Actions et Recherches sociales 2, ENSP, Rennes, 65-79. 

Baggioni D., 1994, « Les langues dans l’espace urbain à l’Île Maurice » dans La ville. Arts de Faire, Manières de Dire, Coll. Langue et Praxis, Praxiling, Montpellier, 137-162.

Bierbach C., Birken-Silverman G., 2007, « Bergers siciliens et hiphoppeurs new-yorkais. Le parler « glocal » des jeunes immigrés italiens à Manheim ». dans Les codes de la ville (Cultures, langues et formes d’expression urbaines), L’Harmattan (Collection Espace Discursifs, Paris, 233-266.

Bulot T., 2001, « L’essence sociolinguistique des territoires urbains : un aménagement linguistique de la ville ? », dans Sociolinguistique urbaine (Variations linguistiques : images urbaines et sociales), Cahiers de Sociolinguistique 6, Presses Universitaires de Rennes 2, Rennes, 5-11.

Bulot T., 2003, « Matrice discursive et confinement des langues : pour un modèle de l’urbanité », dans Cahiers de Sociolinguistique 8, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 99-110.

Bulot T., 2006, « La production discursive des normes : centralité sociolinguistique et multipolarisation des espaces de références », dans French Language Studies Vol 16 / 3, Cambridge University Press, Cambridge, 305-333.

Bulot T., 2007, « Culture urbaine et diversité sociolinguistique : une identité en mouvement entre le local et le global », L’écho de ma langue ((enjeux sociaux et culturels de la diversité des langues), Lille, 31-37.

Bulot T., 2007, « Les parlers jeunes comme objet de recherche. Pour une approche de la surmodernité en sociolinguistique », dans Pratiques linguistiques des jeunes en terrains plurilingues, Université de La Réunion, L’Harmattan, Paris, 11-23.

Bulot T., Bauvois C., 2004, « Présentation générale. La sociolinguistique urbaine : une sociolinguistique de crise ? Premières considérations », dans Lieux de ville et identité (perspectives en sociolinguistique urbaine), L’Harmattan, Paris, 7-12.

Laborit H., 1971, L’homme et la ville, Flammarion, Paris, 214 pages.

Marcellesi J.-B., 2003, Sociolinguistique (épistémologie, langues régionales, polynomie), Paris, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 308 pages.

 

 

 

Pour citer cet article

Thierry Bulot, « Une sociolinguistique prioritaire. Prolégomènes à un développement durable urbain et linguistique », www.lrdb.fr, mis en ligne en mai 2008.


Date de création : 28/05/2008 13:59
Dernière modification : 29/05/2008 07:20
Catégorie : Linguistique
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