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Psychologie - Nelly HOUEIX

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     Psychologue, Nelly Houeix travaille au sein de l’ADGESTI (Association Départementale de Gestion des Structures Intermédiaires) ; elle y est responsable du programme d’insertion par le logement (a).

     Elle a bien voulu nous envoyer ce texte dans lequel elle montre les réponses que la psychologie peut apporter à ceux qui rencontrent des difficultés à habiter (b).

     Habiter, ce n’est pas seulement se loger, c’est se rapporter à soi et à l’autre, proche ou lointain, mais c’est aussi une pratique qui pour être efficace suppose la maîtrise de savoir-faire, c’est encore un acte social, soumis donc à des normes, respectées ou transgressées ; c'est-à-dire, finalement, c’est la posture existentielle d’un individu en situation, qui peut donc rencontrer des difficultés nombreuses et variées. Le constater est une chose, le comprendre et y remédier une autre, c’est ce à quoi s’emploient Nelly Houeix et l’équipe de l’ADGESTI, qui ne s’arrêtent pas à l’analyse mais travaillent, sur le terrain, pour mettre en œuvre leur politique d’insertion. Elle décrit ici les protocoles d’évaluation qui en amont déterminent ces difficultés pour imaginer ensuite l’environnement architectural, urbanistique et social le plus à même de favoriser une habitation épanouie, pour enfin la réaliser et en assurer le suivi.

     Il est intéressant de voir la psychologie naviguer entre l’analyse théorique et l’action pratique ; cela nous conduit à remettre en question de nombreux préjugés, bousculer aussi les oppositions réductrices entre normal et pathologique, et comprendre même qu’il ne s’agit pas de faire disparaître des symptômes, mais plutôt de rendre possibles et compatibles des modalités d’habiter diverses. C'est-à-dire encore n’oublier personne dans le beau projet d’un bien-vivre-ensemble.

 

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 (a) L’ADGESTI est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour objet de participer à toute action favorable à l’insertion sociale et à l’épanouissement de personnes en situation de désavantage social du fait de troubles psychologiques. Elle intervient dans trois champs : l’emploi, le logement et la culture.

(b) Ce texte a servi de support à la communication de Nelly Houeix lors du colloque « L’habiter », les 11 et 12 mai 2006, organisé conjointement par le GERPHAU (ENSA de Clermont-Ferrand), l’école nationale supérieure d’architecture de Bretagne, l’Institut d’urbanisme de Paris, l’université de Tours et le laboratoire Citeres. Ce colloque réunissait des anthropologues, des architectes, des sociologues, des géographes, des philosophes, des psychologues... On retrouvera une grande partie des interventions dans Habiter, le propre de l’humain. Villes, territoires et philosophie, (dir. Thierry Paquot, Michel Lussault et Chis Younès), La découverte, 2007.

 

 

Sur la diversité d’habiter

 

Nelly Houeix

 

 

 

Les difficultés à habiter

Concernant l’insertion par le logement, l’association dispose, entre autre, d’un service d’accompagnement individuel dont l’objectif est d’aider les personnes à accéder à un nouveau logement ou à se maintenir dans leur logement. Cet accompagnement s’inscrit dans le cadre du Fond de Solidarité pour le Logement (FSL) piloté par le conseil général de la Sarthe. Une commission « d’experts » décide des mesures d’accompagnement social.

Il y a quelques années, les membres de la commission ont fait le constat que certains dossiers revenaient régulièrement à l’étude suite à une difficulté manifestée par certains « ménages » à habiter dans leur logement. Cette répétition nous a amenée à interroger les difficultés éprouvées par ces personnes à habiter.

La technique a industriellement normalisé un type d’habitat. Pour autant, l’habitant, lui, n’est pas toujours en capacité de s’inscrire dans les limites induites par les intentions conjuguées de l’architecte, de l’urbaniste et du politique. N’assumant pas le rôle attendu de lui, l’habitant peut alors être considéré comme indésirable et rejeté à la marge, expulsé en quelque sorte. Reste que la question du toit, à son endroit, persiste.

Certains ménages présentent un parcours d’habitant particulièrement chaotique et une simple enquête ne permet pas de comprendre pourquoi les personnes sont empêchées d’user pleinement de leur domicile. Il est alors paru nécessaire de construire un protocole d’évaluation constitué d’outils qui permettent un meilleur décorticage de la problématique Habitant/Habitat.

L'objectif du protocole est d'évaluer la capacité à habiter d'un ménage et de repérer parmi les différents habitats celui qui serait le plus en adéquation avec ses aptitudes et dysfonctionnements. On cherche alors à définir les caractéristiques de l’environnement urbanistique qui redonne à la personne la possibilité d’habiter, au sens où elle peut s’épanouir, tirer un bénéfice de son logement, tout en permettant à ses voisins d’user de ces mêmes avantages.

L’habitant (approche TDM)

Nous nous sommes attachés à déconstruire le rôle d’habitant selon les quatre plans de rationalité de la théorie de la médiation de Jean Gagnepain.

 

 

1. Rapport de l'habitant à l'identité.

Cela renvoie à la capacité de représentation d'un projet d'habitation. On va s'intéresser à deux aspects : la densité du projet, (est-il très construit, avec beaucoup de détails, est-il précis ou la représentation est-elle floue ?) ; les indices à partir desquels le projet est construit (le projet est-il construit à partir d'indices appartenant à l'histoire de la personne, maison de son enfance, différents lieux occupés précédemment… ? est-ce une reproduction d'un seul de ses lieux ou une composition de l'ensemble ?)

L'élaboration du projet se fait par assimilation ou exclusion d'indices.

 

2. Rapport de l'habitant à l'efficacité

Il s’agit ici de repérer ce qu’il en est de la conduite de la machine à habiter. Nous observons alors si la personne est capable de manipulation (si elle est capable d’user d’une certaine force musculaire), mais surtout si elle est en mesure de modifier son environnement à partir des outillages qu’elle a à sa disposition, si elle est capable de manier différemment le dispositif technique et si elle peut faire varier les modes d’emploi des outils dont elle dispose. Cela renvoie à la capacité de la personne à utiliser les outillages mis à sa disposition dans le logement (volet, chauffage…).

C'est aussi la question de l'adaptation du logement à une déficience physique, sensorielle…

 

3. Rapport de l'habitant à l'altérité

Le logement est conçu comme une frontière plus ou moins perméable entre vie privée et le monde extérieur. L'absence de frontière se traduit dans le logement par une habitation ouverte (squat, va et vient incessant…). L'excès de frontière peut se repérer dans un logement ultra fermé, verrouillé, peu de visite, isolement, le logement-refuge.

Sur ce plan, la question du règlement est également posée : respect des règles explicites (règlement intérieur, paiement du loyer…) et des règles implicites (bruit après 22 h, propreté …).

Le schizophrène, par exemple, a tendance à se renfermer sur un positionnement, il se replie alors sur lui-même sans faire partager ce qui peut le définir comme acteur de la cité. Faire varier les facettes de sa personnalité ne lui est pas possible, il ne réorganise pas son jeu en fonction des scènes et autres acteurs rencontrés. Il se présente alors de façon identique quelle que soit la situation, il ne collabore pas de manière suffisante puisqu’il ne peut pas forcément redistribuer autrement ses multiples responsabilités. Le schizophrène a une tendance à la non-communication, la distance entre soi et autrui est massive, ce qui ne lui permet pas de s’adresser aux autres dans une visée interlocutive. Le logement peut participer de cette division, éloignement. On aura par exemple, un logement fermé à double tour, des volets toujours clos..., le logement-refuge.

Le paranoïaque aussi a des difficultés à prendre en charge. Il adhère aux rôles des autres, on a une absence de frontières entre ses rôles et ceux des autres. Tout fusionne, ses propres rôles avec ceux des autres. La conséquence est l’envahissement et la fusion interlocutive. Cela peut conduire au contraire à un logement très ouvert, squat... On peut avoir aussi quelqu’un qui va s’attacher au règlement écrit, qu’il va interpréter de manière rigide et va ignorer tout ce qui est informel.

 

4. Rapport de l'habitant à la légitimité

On évalue la capacité de la personne ou du ménage à jouir paisiblement sans remise en cause de cette jouissance par un tiers. Excès de censure : la personne ne s'autorise aucun plaisir (froid, pas pratique…). Défaut de censure : luxe, disproportion…

On évalue aussi la capacité d'autocontrôle de comportements compulsifs. Un ensemble de comportements restrictifs qui fait que la personne est reconnue comme habitant légitime de son domicile.

L’hystérique qui a tendance à maintenir son désir insatisfait et à nourrir sans cesse son insatisfaction sous-jacente en réifiant la perte. Cela peut se traduire par une demande d’accès à un nouveau logement très fréquent ou par des critiques répétées de son logement au propriétaire, aux voisins....

L’obsessionnel maintient son désir en le conservant comme impossible à réaliser, il doute sans cesse de combien il doit payer pour qu’il ait un bénéfice, mais son doute se perpétue ce qui ne lui permet pas de faire des choix et peut aller jusqu’à l’empêcher d’agir. Cela peut s’illustrer par des rituels, tout doit toujours être fait dans le même ordre, à la même heure, chaque changement est déstabilisant. Les passages, comme le changement de pièces peuvent être source d’angoisse, la multiplication des pièces, des portes est alors un facteur d’aggravation du mal être. La personne peut alors faire le choix de n’occuper qu’une seule pièce.

 

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Travaux de référence

Jean Gagnepain, Du vouloir dire, traité d’épistémologie des sciences humaines ; Paris, Livre et Communication, 1990.

André Sauvage, « Les Habitants, de nouveaux acteurs sociaux », collection ville et entreprise, 1992.

Philippe Bruneau et Pierre-Yves Balut, Artistique et Archéologie, Presse de l’Université de Paris-Sorbonne, 1997.

Le protocole : description des séquences.

Ensuite, nous avons élaboré une série de révélateurs qui nous permettent de repérer les dysfonctionnements qui ont des conséquences dans le mode d’habiter. Nous faisons varier les supports (écrits, manipulation d’objets) et le cadre (séances en groupe ou en individuel) afin de faire une analyse des erreurs et de leur répétition.

2 versants : - une confrontation à une situation d’habitant ; - une série d’épreuves d’évaluation.

Durée : 6 semaines.

Rythme : Analyse de la situation de l’habitant avec les différents professionnels ; Exercices en salle : 1 séquence/semaine ; dont 1 séquence de concertation avec les professionnels + 3 séquences de travail + 1 rédaction de bilans + 1 restitution

 

Séquence n° 1 : Entretien individuel

- Histoire de vie + CV de l’habitant + projet en terme de logement + indépendance sociale

- Usage de la machine à habiter : ADGESTI 2003

- Gestion des activités dans le temps : ADGESTI2003

- Gestion des pannes techniques : ADGESTI 2003

- Relations interpersonnelles : version ADGESTI 2003 en référence au sociogramme de Moreno

- Appréciation des connaissances scolaires disponibles : maîtrise du mode opératoire ; maîtrise lecture & écriture

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Travaux de référence

Jacob L. Moreno, Psychothérapie de groupe et psychodrame. Introduction théorique et clinique à la socioanalyse, PUF, 1965.

 

Séquence n° 2 : travaux en groupe

Le village imaginaire : version modifiée Adgesti 2003 en référence au village imaginaire de Mucchielli.

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Travaux de référence

Roger Mucchielli, Le Test du village imaginaire, EAP, Paris, 1974

 

Séquence n° 3 : entretien individuel

- Évoquer la séance précédente

- Gestion des frustrations : version modifiée Loïck Villerbu Université de Haute Bretagne Rennes 2 en référence au PF de Rosenzweig

- LOC-RN, Daniel Pasquier diffusé par A&E

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Travaux de référence

Pierre Pichot, Suzanne Danjon, Le Test de frustration de Rosenzweig. Forme pour adultes, Éditions du CPA, Paris, 1966

 

Séquence n° 4 : Rédaction des bilans

- référence à la théorie de la médiation (Jean Gagnepain)

- rédaction des bilans en 4 chapitres : rapport à l’identité, à l’efficacité, à l’altérité, la légitimité.

 

Séquence n° 5 : Entretien individuel

-Restitution.

Analyse des données

Nous réalisons ensuite une analyse des données recueillies au cours des séquences de travail.

Quand on est confronté à une manifestation non pathologique, donc normale, du rôle d’habitant, les compétences sont imbriquées, entremêlées si bien qu'on ne peut les distinguer. Il n'y a que lorsqu'une capacité dysfonctionne que l'on se rend compte de son isolement possible par rapport aux autres. C'est donc l'analyse de l'erreur qui va nous apprendre quelque chose du fonctionnement de la personne et non la réussite.

Ce qui nous intéresse, c'est comment la personne a échoué, c'est une analyse de la panne, un seul exercice, même s'il suppose le bon fonctionnement de toutes les compétences pour être résolus, n'est pas suffisant. Il n'existe pas de super exercice, une batterie est indispensable. Il est essentiel d'avoir un panel qui fait varier les cadres (individuel ou collectif), les supports écrit, oral, objets à manipuler, car ce qui va nous permettre de comprendre comment cela dysfonctionne, c'est la répétition, la systématisation de la panne et non l'erreur en elle-même et pour elle-même.

Par ailleurs, il est indéniable que certains exercices sollicitent dans leur résolution de manière plus ou moins importante telle ou telle rationalité (logique, technique, sociologique ou axiologique).

Ce que nous apprend aussi la pratique du protocole référé à la théorie de la Médiation, c’est l’obligation de tenir compte de l’individu et de son environnement de manière dialectique et non isolément. Pour autant, nous travaillons davantage à modifier l’environnement de manière à minimiser les conséquences négatives liées au(x) symptôme(s) et nous supposons, qu’en retour la pression extérieure étant moins forte, la nécessité de recourir au(x) symptôme(s) en sera de fait diminuée.

Le symptôme est le signe par lequel s'exprime une souffrance. Il peut être bruyant ou discret. A lui seul, il ne nous dit rien de la pathologie de la personne. Il est le moyen que la personne a trouvé pour faire barrage à l'angoisse, à l'insupportable. En effet, Le symptôme permet au sujet de se sentir mieux, de trouver un certain équilibre. L'objectif n'est donc pas de le supprimer car cela risquerait de générer une augmentation de l'angoisse.

C’est pourquoi nous tentons de repérer l’habitat qui répondrait le mieux aux besoins tout en tenant compte de la problématique individuelle.

 

Dans le cadre de l’action visant à évaluer la problématique habitant/habitat, nous accueillons des personnes qui ont un parcours au niveau du logement chaotique et marqué par un certain nombre de ruptures. Nous interrogeons dialectiquement les compétences individuelles nécessaires pour occuper un logement et les environnements existants. L’objectif est de concilier au mieux habitant et habitat.

En tant qu’habitants, ils ont des attentes, mais leur devenir qui concerne leur accès à un logement ou le maintien dans leur logement suppose des aménagements spécifiques en lien à une problématique singulière. C’est pourquoi la proposition en terme de logement est toujours un projet individualisé et adapté.

L’environnement ou, pourrait-on dire, la société, dans son organisation, avec des valeurs, des codes sociaux valorisés.... définit aussi un habitant type, acceptable. Et de ce fait, elle crée de l’exclusion. Il est donc impératif pour construire un projet d’accès à un logement d’interroger l’environnement et notamment ses limites. Agir sur l’environnement peut agir et créer des effets de changements concernant l’épanouissement du sujet et sur sa manière de trouver place dans la société tout en palliant au mieux ses difficultés.

Conclusion

Nous utilisons un protocole à deux versants.

Le premier versant concerne l’évaluation en salle. Cadre dans lequel, nous utilisons un matériel varié et des épreuves diverses. Mais il convient d’insister ici sur le fait que ce qui compte et ce qui va nous intéresser, ce ne sont pas les résultats obtenus aux diverses épreuves administrées, mais bien la manière dont chacun va répondre aux consignes et parvenir ou non aux performances escomptées.

Nous ne sommes pas intéressés outre mesure par des données chiffrées ou par le calcul de moyennes. L’essentiel est le décalage entre la réponse attendue et la réponse obtenue. Ce qui nous intéresse, c’est de repérer l’erreur, comment la personne se trompe, mais aussi de mettre en évidence les compensations qu'elle met en place pour suppléer aux difficultés qu’elle rencontre en raison de sa pathologie.

Tout fait test. N’importe quel objet ou support peut être utilisé afin de nous donner matière à analyser la problématique individuelle. Il est en effet nécessaire d’avoir à disposition un ensemble de tests (plus ou moins logique, plus ou moins technique, etc.) afin de repérer la systématisation des réponses. Quelles sont les constantes ? Ce n’est pas la bizarrerie d’un comportement qui fait qu’il y a pathologie, mais c’est bien la permanence et la systématisation du même dysfonctionnement. Il y a pathologie, seulement lorsque la personne ne peut dire et agir que d’une certaine manière.

Dès lors, nous ne pouvions pas réduire le protocole d’évaluation, aussi bien celui de l’emploi que celui du logement, à un seul exercice, puisque l’intérêt est le repérage des croisements entre les diverses réponses obtenues aux épreuves afin de pouvoir observer des constantes et de permettre la mise en œuvre d’une analyse transversale.

Ainsi, la TDM (théorie de la médiation) est le modèle de référence théorique qui nous permet de déconstruire n’importe quel phénomène ou objet observé ou rôle social. Qu’il s’agisse de l’emploi, du logement…, ou de n’importe quel objet, la TDM nous permet de percevoir les déterminismes et d’expliquer la spécificité du dysfonctionnement chez les personnes rencontrées.

La multiplication des séquences, des supports utilisés (écrit, outil manuel...) et des situations (individuelles, collectives) nous amène à progressivement confirmer ou infirmer les hypothèses faites au préalable. Soit nos hypothèses de départ se confirment au fur et à mesure des rendez-vous, soit elles ne sont pas confirmées ce qui nous amène à requestionner l’ensemble des phénomènes observés.

Par ailleurs, le deuxième versant du protocole, la confrontation à une activité professionnelle ou la visite à domicile, est complémentaire à la batterie de tests et il permet de réellement vérifier nos analyses de type expérimental.

On a un va-et-vient permanent entre l’analyse des tests réalisés en salle et la réalité, ce qui nous permet de repérer les compétences et les difficultés que la personne éprouve dans tel ou tel domaine (logique, technique, social, éthique). Tout ceci nous permet alors d’évaluer la possibilité ou non d’accéder à un emploi ou à un logement et de proposer une orientation professionnelle ou un type d’habitat et de déterminer les conditions environnementales permettant une installation sécurisée et épanouissante.

Depuis 2004, l’association reçoit des ménages dont l’histoire et le parcours d’habitant sont différents et pour qui nous construisons un projet d’habitat à la carte afin que chacun puisse exploiter au mieux sa capacité potentielle à habiter.

 

Nelly Houeix, Karen Lucas, Jean- José Mahé.

 

 

 

Pour citer cet article

Nelly Houeix, « Sur la diversité d’habiter », www.lrdb.fr, mis en ligne en avril 2008.


Date de création : 09/03/2009 14:42
Dernière modification : 09/03/2009 14:42
Catégorie : Psychologie
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