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Divers - Lucien KROLL

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La_Revue n° 4

 

Vendre, échanger, donner

 

 

« Le ballet du subprime mortgage : Ubu, Gargantua, Groucho, Madoff, Kerviel et 6,7 milliards d’acteurs », Lucien Kroll

     Architecte, Lucien Kroll est aussi un citoyen engagé et un observateur exigeant. Avec humour, il nous propose ici une lecture très originale de la récente crise financière sous la forme d’une comédie apparemment légère, une farce grotesque dont les acteurs sont la FED, la Lehman Brothers, Madoff ou Jérôme Kerviel (a).

     Mais l’humour n’empêche ni l’acidité ni la lucidité, et notre architecte-dramaturge ne mâche pas ses mots. Aux accents ubuesques par le cynisme des protagonistes, et gargantuesques par la démesure des événements (il est conseillé de savoir compter en billions et autres trilliards !), cette tragi-comédie financière dénonce l’idéologie libérale qui a organisé, à grande échelle, la faillite d’un système, la perversion d’un monde et plus concrètement la ruine de millions d’hommes et femmes. L’économisme est un « complot », le marché libre une « fiction de comique troupier » ; et que penser du dernier acte, émouvant et grandiloquent, des dirigeants du monde qui se réunissent pour affirmer, la main sur le cœur : promis, juré, le politique va moraliser l’économique ?

     Alors finalement qui se moque de qui dans cette fable ? quelle en sera la morale ? Le monde, en un sens, est bien un théâtre, mais à la fin de l’acte, on ne tire pas le rideau pour retourner dans « la vraie vie » car il n’y a pas de dehors, et il est urgent de s’inquiéter avec Lucien Kroll de l’absence d’une scène dans le scénario, celle qui concerne la réparation du climat.

________________

(a) Ce texte est la version modifiée et actualisée d’un article paru dans la revue Les Nouvelles d’Archimède, n° 50, 2009, Université Lille 1.

 

 

 

Le ballet du subprime mortgage

 

Ubu, Gargantua, Groucho, Madoff, Kerviel et 6,7 milliards d’acteurs

 

Lucien Kroll

 

 

 

 

Voici une nouvelle comédie financière en forme de ballet. Elle débute aux États-Unis à quelques uns, ceux-ci en invitent quelques autres puis jouent à l’apprenti sorcier (1) et se retrouvent à une multitude d’acteurs sur tous les continents...

 

Au début de la pièce, le décor est celui, principalement, de deux États réputés pour leur avidité à la fois commerciale et théâtrale : la Floride et la Californie. Puis l’action se répand, au fur et à mesure jusqu’à couvrir toute la planète banquière ; l’acteur se retrouve même être son propre spectateur. S’organise un complot dans des officines secrètes d’investisseurs voyous, habiles bricoleurs sans scrupules et de quelques juristes douteux mais pointus : de toutes manières, la gendarmerie de la Bourse ferme vigoureusement les yeux avec autant de force que les agences de notations (payées par les notés). Il s’agit simplement de vendre des maisons et de prêter la somme nécessaire sur un contrat opaque, à des acheteurs qu’on sait incapables de rembourser les traites (2). Facile : le vendeur menace puis évacue brutalement l’acheteur défaillant et remet le bien sur le marché. Le bon truc est qu’il ne revend jamais sa créance, gagée sur un titre de propriété (qu’il garde pour continuer le jeu) mais sur un papier véreux (un « dérivé ») qui ressemble à un « bon pour parier aux courses » : « Ton cheval gagne, tu touches un intérêt “à deux chiffres”, il perd, toi aussi ».

Classique sauf qu’il s’agit de millions de victimes et que cette masse subite a simplement effondré le marché immobilier puis le reste de la planète financière. Les banquiers mondiaux, éblouis, avaient acheté des tombereaux de ces bons « titrisés » (MBS, mortgage backed securities). Après quelques mois de bonheur, ils ont vu s’effondrer leurs « bons », vite devenus invendables : une « auto-panique » qui s’autoalimente (3). Les établissements vendent, s’affolent, se haïssent entre eux, empruntent hystériquement et assèchent le marché : ils s’adressent aux Arabes et aux Orientaux qui leur prêtent avec un sourire cruel mais en réalité, ils ont toujours perdu exactement autant qu’avant le prêt ; où est la différence ?

Rien n’y fait : Ben Bernanke, l’acteur-jeune premier, président de la FED, doublure du grand acteur à la retraite Alan Greenspan (il est aussi dévalué que les subprime), dégringole ses taux en affolant tout le monde un peu plus. Puis, un solide investisseur étatsunien s’effondre dans un grand bruit : Carlyle. Ensuite cette banque britannique obèse la Northern Rock et pour éviter la ruée de ses clients, le Trésor britannique la nationalise d’un coup et les rembourse avec l’argent du peuple. Puis Bear Stearns, essoufflée, se fait racheter pour des clous, par son meilleur ennemi, JP Morgan Chase, à la condition, dit celui-ci, que le Trésor paye tous les risques... Toutes les banques doivent déclarer leurs pertes : un abîme. Merci les Américains !

Quelques économistes étatsuniens ne voient plus qu’un seul remède pour éviter la panique générale : l’État doit racheter tout le pourri, toujours avec l’argent du peuple, et les appellera SIV (Special Investment Vehicles, encore plus obscur) ; il les revendra lentement. Le Crédit Lyonnais aussi, après ses folles escapades américaines, avait réussi à revendre tous ses titres dévalués, à l'État français : un cantonnement de défaisance où l’État rachetait cher, tout le pourri (4), à perte. Ils évaluent le coût d’achat à environ trois mille milliards pour en récupérer peut-être deux dans quelques années (5)... Juste une idée. Et la débandade continue : ça s’effondre dans tous les coins et on replâtre. Les suivants, des géants aux jolis noms de Fannie Mae et de Freddie Mac, les Laurel et Hardy des réassureurs américains trébuchent et se réfugient vers l’État maternant. Ils avaient, sans aucun contrôle, fabriqué des « titrisés » toxiques et pourris en quantités industrielles (5,5 trillions de $­­­, le tiers du PIB des USA...) et chacun y puisait : ils finançaient grassement tous les partis politiques... Il fallait vite les nationaliser de peur du « risque systémique » (les dominos qui se bousculent) avec une admirable précaution et l’État renonce à tout droit de vote ! Puis Lehman Brothers, le mal aimé coule (manque d’amis puissants ?) mais AIG se fait racheter : il avait des copains, lui… Personne n’y échappe : applaudissements… Puis deux banques traditionnelles belges sont confisquées en quelques heures de discussion l’une par les Pays-Bas, l’autre par la France, avec l’aide de quelques ministres futés…

Déjà en 1980, les caisses d’épargne privées (LTCM), américaines bien sûr, avaient joué mais sur une échelle beaucoup plus mesquine et raté la même « cavalerie ». Pour sauver leurs petits épargnants et arrêter les paniques, le Trésor avait déjà racheté les titres pourris : on n’apprend rien...

 

Le journal Le Monde déclare que de nombreux banquiers sont des êtres stupides et irresponsables : leur voracité est leur seule déontologie. Ceci est connu, ce qui l’est moins c’est que cette fiction du marché libre autogéré n’a jamais sérieusement existé hors de l’utopie. Adam Smith avec sa main invisible ou Friedrich Hayek et sa superstition, vivaient dans un monde abstrait et sont aussi dévalués : leur univers supposait une information parfaite, alors que tout le monde triche... Et puisque l’immobilier cafouillait, les investisseurs ont spéculé sur l’alimentation, les matières premières et l’éthanol et voilà un milliard d’affamés en révolte… Et les tickets de ravitaillement (pétrole, alimentation, matières, etc.) face au marché « noir », personne n’ose même y songer… On n’a pas non plus demandé où s’en étaient allés tous les milliards qui avaient payé ces « titrisations » en monnaie réelle (où est-elle ?) ni ce que sont devenus les « expropriés » pour dettes (déjà 800 000 victimes ?). Ceux qui avaient gagné à organiser la « bulle » pour en profiter devraient au moins être taxés de bénéfices de guerre.

La porte d’entrée des casinos officiels est toujours prudemment interdite aux notaires, vite tentés... Ils sont règlementés et surveillés mais jamais les paradis fiscaux, ce monstrueux casino-marché noir moderne. Il suffit pourtant d’en fermer demain quelques-uns, d’interdire sur le champ tout secret bancaire et de récupérer volontairement et sans pitié, rétroactivement, les butins : parachutes, stock options, cagnottes, intérêts usuraires « à deux chiffres », niches et boucliers fiscaux, droits de vote, etc. comme la Suisse, contrainte et forcée, se propose de l’organiser. La GB a déjà versé 47 milliards d’euro à trois de ses plus grandes banques mais en échange, essaie de se payer sur les financiers de la City devenus furieux : et alors ?

 

Virtuel ou réel ? On a analysé la grande première des bulles : celle des oignons de tulipes au XVIIème siècle aux Pays-Bas. Avant la spéculation, les oignons valaient « x » thalers la livre. Le désir spéculaire, le mécanisme de la première bulle (6) a fait monter les enchères : la livre a atteint « y » thalers. Les malins ont vendu leurs oignons à temps et ont acheté d’autres marchandises. Les sots se sont vus ruinés mais ils possédaient encore des oignons qui valaient toujours « x » thalers. Le nombre de thaler en circulation aux Pays-Bas n’a pas changé : ceux-ci ont simplement changé de poche… Les subprime sont des sortes d’oignons dont le prix « x » est monté puis descendu : la différence, c’est que les oignons valaient encore quelque chose (certains collectionneurs ont pu les manger…), tandis que les subprime ne sont que de la fausse monnaie. Il y a autant de dollars en Amérique avant qu’après mais ils ont simplement changé de poche.

En matière d’art, les spéculations s’accélèrent : Damien Hirst a récemment vendu treize millions d’euro, TVA comprise, son veau d’or baignant dans une vitrine remplie de formol : Damien préfère une vente aux enchères car elle ressemble plus à la vraie Bourse Casino et hystérise mieux les acheteurs. Quand le marché de l’art va-t-il trébucher comme la vraie Bourse et comment revendre alors ce veau titrisé : la dernière FIAC vacillait un peu, cela sentait déjà le rance.

Un intermède musical français : la Société Générale dont un jeune courtier virtuose, Jérôme Kerviel (toujours en liberté, sur les blogs, on l’appelle déjà le Robin des Banques...) lui a fait perdre quelques milliards en ne trichant que sur les limites imposées. Lorsque « par hasard » son patron l’a appris, il a fait vendre en catimini et par petits paquets, tout son stock de papiers pourris et ce n’est que lorsqu’il a eu tout dispersé qu’il a avoué son aventure… N’est-ce pas là, un vrai délit d’auto-initié condamnable ? Ne faut-il pas examiner ce bon patron ? Jérôme Kerviel lui, a été un peu inquiété mais court toujours. Enfin, les gérants de Bear Stearns, en faillite, sont examinés mais très mollement, par des confrères complices : on n’en parle déjà plus…

 

Sans l’avouer, l’économie malade (n’est-ce pas normal ?) subit une décroissance honteuse et maladroite en répondant après les catastrophes au lieu de les prévenir intelligemment. Par exemple, l’automobile se vend subitement moins. À l’évidence, chacun le savait depuis 1972 (le club de Rome) : il y a chez GMC des kilomètres de 4x4 qui attendent de démarrer vers la casse… donc on « dégraisse » dans la hâte et la violence. Pourtant, chacun pouvait, devait deviner que ceci était une conséquence inévitable de l’évolution économique (7). Les dirigeants pratiquent honteusement une décroissance subie au lieu de la négocier… Et ce n’est que le mot, l’aveu, qu’ils refusent. La décroissance n’est pas un choix, c’est un fait, monolithe (8). S’il faut faire avec, autant le faire intelligemment : c’est juste ce que proposent les « décroissants » qu’ils haïssent.

Les dirigeants sont-ils aussi sots? Ou hypocrites? « Les deux, mon colonel ». Et personne n’a encore entendu un financier s’excuser de ses maladresses ! Ceux-ci sont d’autant plus arrogants qu’ils sont coupables ou imbéciles. C’est bizarre... Il ne faudra plus jamais confier à un financier « chevronné » d’appliquer de nouveaux modes d’opérations bancaires soumises à la concurrence : il sera toujours incapable d’imposer des comportements : il ne voudra jamais que réformer quelques détails. La Révolution française n’avait pas été gagnée par les « ci-devant ». Conjuguée aux réparations du climat, cette crise est une charnière majeure dans le socio-économique, bien plus importante que le Mur de Berlin...

L’économie a longtemps essayé de se faire passer pour une science. Il serait temps de reconnaître que cet économisme n’a jamais été qu’un complot et que le « marché libre » était une fiction de comique troupier (9) : si quelques certitudes existaient, on ne vivrait pas la situation ridicule récente, où, pour résoudre un désordre identique, Bernanke baissait ses taux au plancher et son ami Trichet, lui, les montait tant qu’il pouvait… Puis, ils se sont mis d’accord sur une formule homéopathique, soigner le mal par le mal : à une crise due à un endettement « exubérant » on soigne par un nouvel endettement et due à des taux très bas, par des taux proches du zéro par une voracité banquière par un refinancement sans plus de contrôle : pour préparer une nouvelle bulle mais sans doute croit-on maintenant bien connaître les mécanismes de la prochaine.

Les investisseurs-escrocs ont lancé des quantités illimitées de fausse monnaie, créée par un « jeu d’écritures ». Puis les gouvernements s’échinent à racheter la fausse avec de la vraie, avancée par le peuple. Mais, demandera-t-on, d’où viennent ces nouveaux milliards-là ? Eh bien, ils ont été fabriqués exactement de la même façon : par un autre « jeu d’écritures »... La différence ? Le gouvernement les garantit… La belle affaire : se rappellera-t-on l’effondrement des villes allemandes dans les années 20, les emprunts russes, les tramways de Kharkov, etc.? « Rien ne se perd, rien ne se gagne », en économie aussi : le banquier qui a acheté des « titrisés » pourris a donné des papiers monnaies réels. Mais où sont-ils passés ? Simple, les « vrais » dorment dans les paradis fiscaux : ceux-ci, il suffit de les fermer (10) de les condamner pour vol et de récupérer de quoi assainir la planète. C’est plus facile que de sortir d’Irak... Mais qui en a la volonté ? Et recapitaliser sans condition est immoral et, pire : idiot.

Gordon Brown fait mieux que ses confrères : au lieu de les gaver, il « nationalise » les banques en les subventionnant et en les mettant sous tutelle (bon signe : la City le hait) mais, trop timide, il se fait avoir : ses milliards nourrissent les actionnaires et non la fluidité des emprunts. Les Néerlandais se sont proposé de « punir » leurs banquiers : ils n’en parlent déjà plus... Pourtant, il suffit de lancer les limiers des Finances pour fouiller dans les comptes des possédants et de taxer à environ 100 % tous les bénéfices illicites dissimulés dans les paradis depuis dix ans (avec un petit escompte pour les volontaires). Et pourtant, aujourd’hui, les parachutes dorés fleurissent autant : les banquiers pourraient s’offusquer.

Et un petit intermède comique : Bernard Madoff-Ponzi, un ancien maître-nageur de la plage de Long Island devenu patron du NASDAQ l’auto-régulateur de la Bourse, a réussi pendant près de 50 ans à faire les poches de tous ses copains en leur perdant 50 milliards de US$­­­ (Mon Dieu, où ai-je bien pu mettre tout cela ?). En somme il appliquait le même truc que tous ses confères banquiers et au même moment : une « chaîne de Ponzi » (payer des intérêts mirobolants en puisant dans les comptes des nouveaux arrivants, enthousiastes). Et, exactement comme eux, il n’a fait faillite que lorsque tous ses créanciers ont brusquement réclamé leurs investissements. Mais pourquoi le condamner, lui seul ?

 

Le dernier acte : un grand chœur majestueux dans un unisson émouvant s’est mis d’accord sur des strophes hardies : rien de précis sur les paradis fiscaux ni sur la razzia des dirigeants sur les primes depuis des années, le refinancement des économies publiques, le privilège léonin des États-Unis, l’étalon-dollar, leur culpabilité dans tout ce désordre et leur dette abyssale envers l’étranger, les agences de notation « vendues », les déséquilibres commerciaux, le formidable gaspillage qu’on nomme la consommation des ménages, le racket des emprunts sur l’immobilier, le capitalisme mafieux, les fonds spéculatifs opaques, le casino des bourses, sous l’œil glacé de la Chine, etc. Et surtout pas une strophe sur la réparation du climat…

Et enfin, un chœur de basses entonne une Ode à la Joie entraînante : de nouvelles lois lancent les juges sur les paradis fiscaux déclarés hors la loi ainsi que sur tous les avoirs frauduleux (forcément puisqu’ils sont là…), les inspecteurs des finances déguisés en Freischutz qui les emportent pas ballots contenant quelques centaines de trillions. Puis, ils enquêtent sur toutes les fortunes et confisquent les « bénéfices de guerre » devenus illicites depuis la nouvelle loi rétroactive qui pourtant promet 10 % de ristourne aux volontaires, tout ceci avec un consentement ravis de leurs anciens propriétaires subitement devenus patriotes et venant apporter leur obole, le visage baigné de larmes. Une aria discrète annonce la nouvelle taxation des ressources naturelles en lieu et place de celle qui plombe le travail.

Le capitalisme devient vertueux lorsque derrière chaque banquier siège un inspecteur des finances débonnaire qui l’aide fraternellement : une nouvelle profession où l’on se bouscule (création d’emplois). Même notre brave Daniel Bouton devient un héros presque sympathique, vraiment malgré lui. Mais voici qu’un nouveau chef prend la direction de l’orchestre : Barack Hussein Obama. Il a l’oreille musicale.

Cymbales et longs applaudissements debout…

 

Pourtant, les traditions banquières se perdent : en 1929, il s’en jetait quelques-uns par les fenêtres, sans « parachute doré ». D’autres étaient jetés aussi, mais en prison.

Ici, RIEN...

Rideau…

 

__________________________

(1) Musique de Dukas.

(2) On attend encore deux millions de saisies immobilières aux EU.

(3) Quelques jours avant la débandade, le FMI qui n’est pourtant pas un enfant de chœur, a rassuré ses clients en disant que les investisseurs sont trop bien armés contre une baisse pour la craindre.

(4) Le Crédit Lyonnais aussi, après ses folles escapades américaines, avait réussi à revendre tous ses titres dévalués, à l'État français : un cantonnement de défaisance où l’État rachetait cher, tout le pourri…

(5) Cela équivaut à donner à chaque Américain un million et demi de dollars… C’est beau !

(6) René Girard, La Violence et le Sacré, Grasset.

(7) Nous ne rattraperons plus les Chinois, plus avisés…

(8) C’est à coup de cancers, d’empoisonnements, d’accidents, d’infarctus, d’épidémies nouvelles et de baisse de fertilité, que l’industrie s’occupe efficacement de la décroissance de la population…

(9) Pauvre Adam Smith…

(10) D’après des spécialistes, c’est fort simple : il suffit que quelques pays les déclarent « hors la loi fiscale » pour qu’ils s’effondrent. Il suffit de lever les secrets bancaires (pour les juges), entre autres ceux du SWIFT pour suivre toutes les opérations à la trace : c’est le moment avec l’aide repentie de Clearstream... Seule la première décision est difficile…

 

 

 

Pour citer cet article

Lucien Kroll, « Le ballet du subprime mortgage : Ubu, Gargantua, Groucho, Madoff, Kerviel et 6,7 milliards d’acteurs », La_Revue, n° 4, www.lrdb.fr, mis en ligne en octobre 2009.

 


Date de création : 07/10/2009 13:20
Dernière modification : 07/10/2009 19:04
Catégorie : Divers
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