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Géographie - Jérome MONNET

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Agrégé et docteur en géographie, Jérôme Monnet est professeur au département Géographie et Aménagement à l'Université de Toulouse-Le Mirail.

Il nous a envoyé ce texte que nous mettons en ligne avec l’aimable autorisation de la revue Les Annales de la Recherche Urbaine, dans laquelle il a déjà été publié (n°72, 1996).

Il y montre, étymologies à l’appui, comment les découpages linguistiques conditionnent pour partie les champs disciplinaires, comme si les mots, en amont, décidaient et dessinaient les objets d’étude. Pour autant, cela ne doit inciter ni à chercher la « bonne » langue, ni à se réfugier dans le langage technique et censément universel ou objectif, mais plutôt à refuser tous les dualismes consacrés concret/abstrait, subjectif/objectif, pour ouvrir les sciences sociales à la modestie épistémologique et la pluralité des approches.

 

Urbain, civil et poli

La matrice terminologique de nos réflexions sur la ville

Jérôme Monnet

 

 

 

 

 

 

« Les mots de la ville » semblent être devenus une préoccupation des spécialistes de l’urbain, soucieux de mesurer avec quelle précision ils rendent compte, en particulier, des « maux » de la ville. Cette note a pour objectif de contribuer à la réflexion collective, en juxtaposant systématiquement les quatre champs étymologiques, les trois champs conceptuels et les deux champs d’enquête qui conditionnent l’ensemble de notre vocabulaire. L’enjeu est d’évaluer quel rôle joue le langage verbal dans nos capacités de représentation et d’objectivation de ce qui demeure d’abord une expérience avant d’être éventuellement une abstraction: la vie en ville.

L’hypothèse est que les mots dont nous disposons « informent » notre pratique scientifique. Or, celle-ci, pour se prétendre scientifique, implique une exigence de restitution/reproduction des données et des démonstrations, de communicabilité des résultats. Nous verrons que notre vocabulaire, avant d’être « urbain », est « français », avec ce que cela suppose de possibilités d’intersections sémantiques spécifiques à notre langue, ce qui va évidemment à l’encontre de l’impératif d’universalité de la démonstration scientifique. Sans aboutir ici-même à une démonstration complète de l’hypothèse, balisons ici quelques unes des pistes qu’elle ouvre.

1. Les quatre champs étymologiques (Tableaux 1a et 1b).

Notre vocabulaire urbain découle donc essentiellement de quatre matrices étymologiques, trois latines (civis, urbs, villa) et une grecque (polis). Trois de ces matrices ont été propices à la construction de néologismes savants au cours du temps: il s’agit de civis, polis et urbs pour lesquels l’adjonction de suffixes en « -ité », « -isme », « -isation » a ouvert de vastes champs conceptuels.

« L’urbain » est le champ étymologique le plus récent: sa fortune ne commence que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle (avec les débuts de l’urbanisation contemporaine?), lorsqu’il s’impose comme adjectif à « ville ». De là sans doute, la remarquable coïncidence des termes dérivés de cette racine en français, anglais et espagnol (tableau 1b). Le champ « civil » est plus complexe: il peut donner un adjectif à « ville » (citadin) comme signifier la courtoisie (civilité), ou encore la participation à la chose publique (citoyen, civisme) ou enfin représenter globalement tout cela en impliquant une hiérarchie historique des sociétés, car toutes ne sont pas reconnues comme des « civilisations ».

Les compagnons étymologiques de la « police » renvoient pour une part à la susdite courtoisie (politesse, policé) mais aussi (et surtout?) à la politique: la bonne tenue et la (re-) mise en ordre vont ici de pair.

 

Tableau 1a: Les quatre champs étymologiques

 

polis (grec)

civis (latin)

urbs (latin)

villa (latin)

Politique

cité

urbain

ville

Police

citadelle

urbanisme

villégiature

Policé

citadin

urbanisation

villa

Politesse

citadinité

urbanité

village

*poli (1)

citoyen

 

vilain

*pôle (2)

citoyenneté

 

*vil (3)

 

civisme

 

 

 

civique

 

 

 

civil

 

 

 

civilité

 

 

 

civilisation

 

 

 

Les termes marqués * ne sont pas issus étymologiquement des racines indiquées, mais s’y associent phonétiquement:

1) « Poli » vient du latin polire (frotter pour rendre lisse), mais l’assimilation (présenter un bel aspect/bien se comporter en public) avec « policé » est effective depuis le XVIe siècle.

2) Autre « contamination » étymologique éventuelle: celle de « pôle » (du grec : polein, « tourner », polos, « axe de rotation ») et du suffixe « -pole » (de polis, la cité), par exemple, dans le glissement du « technopôle » (Labège ou Blagnac, dans la banlieue de Toulouse) à la « technopole » (l’ensemble de l’agglomération toulousaine). De fait, les villes sont des pôles de leur région, et l’urbanisation est toujours une polarisation (une concentration): ici, proximité (métonymie) phonétique et explication géographique par l’image (métaphore) se renforcent.

3) « Vil » vient du latin vilis (« à bas prix »), mais je postule qu’aujourd’hui, on lui donnerait la même origine qu’à « vilain » (habitant d’une villa romaine, puis paysan en général, rustre, sans « bonnes » manières).

Sources des tableaux 1a et 1b: Dictionnaire Le Petit Robert 1 (Paris, 1990), Diccionario práctico de la lengua española Grijalbo (Barcelone, 1988), Larousse moderno Français-Espagnol (Paris, 1989), Dictionnaire Hachette-Oxford Français-Anglais (Paris, 1994), The American Heritage Dictionnary (Boston-New York: Houghton Miflin Co., 1991), Webster’s Ninth New Collegiate Dictionnary (Springfield, Mass., 1989).

Tableau 1b: traductions espagnoles et anglaises

 

corpus fr.

traductions espagnoles

traductions anglaises

cité

1) ville: ciudad;

2) centre ancien: casco (Amér.)

city

citadelle

ciudadela

citadel

citadin

urbano, ciudadano

urbanite, city-dweller

citoyen

ciudadano

citizen

citoyenneté

ciudadanía

citizenship

civisme

civismo

? (sense of civic responsabilities)

civique

cívico

civic

civil

civil

1) non officiel : civilian;

2) laïc, juridique : civil

civilité

cortesía, urbanidad

civility

civilisation

civilización

civilization

politique

política

1) une politique : policy;

2) la politique : politics

police

policía

police

policer

civilizar

to civilize

politesse

cortesía, urbanidad

politeness

*poli

1) pulido;

2) fino, educado

1) polished;

2) polite

métropole

metrópoli

metropolis

*pôle

polo

pole

polariser

polarizar

to polarize

urbain

 

urbano

1) relatif à la ville : urban;

2) poli : urbane;

3) habitant des villes : urbanite

urbanisme

urbanismo

urbanism, urban planning

urbanisation

urbanización

urbanization

urbanité

urbanidad

urbanity

ville

villa (peu ut), ciudad, urbe (peu ut.)

town, city

villégiature

veraneo

holiday (GB), vacation (US), resort

villa

villa (peu ut.), chalet, quinta

villa (peut ut.), detached house

village

aldea, pueblo

village

vilain

1) paysan: villano (obs.),

2) laid, méchant: feo, malo

1) villein (obs.);

2) ugly, nasty

*vil

vil

base, vile

en gras: origine différente du terme français

souligné: expression la plus utilisée aujourd’hui

(obs.): expression obsolète

(peu ut.): expression peu utilisée

1), 2), 3): plusieurs termes espagnols ou anglais pour un seul en français

On notera que la « ville » ne s’est pas prêtée à ces développements, ce qui nous prive linguistiquement d’une qual-« ité », d’un activ-« isme » et d’une évolu-« tion » spécifiques à ce terme. Au contraire, la matrice villa permet légitimement d’associer les vilains à ceux qui habitent les villages, ou partent en villégiature dans une villa. Autre particularité, les équivalences en espagnol ou en anglais ne passent pas par les mêmes racines: la « ville » française est ordinairement une « ciudad » espagnole, à moins qu’elle ne soit très grande, auquel cas elle devient une « urbe » (mais c’est une figure rare, plutôt littéraire), c’est-à-dire une « big city » par contraste avec la plupart des « towns » du monde anglo-saxon.La matrice Villa n’a rien donné d’urbain en anglais et en espagnol. En France, une « villégiature » peut désigner un lieu, alors que c’est un moment, estival en espagnol (« veraneo »), sacré en anglais (« holyday »). Les villas ne sont vraiment appelées ainsi qu’en français, les villages sont tout autres en espagnol, le sens actuel de vilain se retrouve dans des termes radicalement différents dans les autres langues. Cette hétérogénéité étymologique tranche avec les similitudes phonétiques et sémantiques de « cité, ciudad, city » ou « politique, política, politics/policy », sans revenir à la famille « urbs » déjà évoquée.

Certains, pensant que la parenté « latine » du français et de l’espagnol implique une plus grande proximité de vocabulaire entre ces langues qu’avec l’anglais, seront peut-être surpris de découvrir le contraire en matière urbaine. Les usages anglais sont sensiblement plus proches du français que ne le sont les mots correspondants en espagnol: par exemple, « citadin », « civilité » ou « politesse ». L’évolution linguistique a permis de confondre « poli » (lisse) et « policé » en un seul terme en français. Cette similitude se retrouve en anglais (« polished » et « polite »), mais pas en espagnol (« pulido » et « educado »).

La réflexion proposée ici se borne volontairement aux racines qui connotent aujourd’hui une spécificité spatiale en français. Il ne faudrait pas pour autant oublier que la « courtoisie », la « bourgeoisie » ou le « commerce » entretissent leurs propres polysémies avec celles qui nous intéressent ici. Pour mémoire, rappelons aussi que les langues non-latines ont utilisé d’autres matrices pour qualifier la ville. Ainsi “town” en anglais, que le Webster’s rapproche du vieil allemand zãn (enclos) et du celte dãn (forteresse) ou “Stadt” en allemand, issu de la même matrice latine que “état” en français et que l’anglais utilise pour désigner le commerce immobilier (real estate).

2. Les trois champs conceptuels actuels.

Comme on l’a vu ci-dessus, il n’est pas possible d’étudier les champs étymologiques d’une façon purement formelle, en se saisissant des mots comme de signifiants indépendants de leurs signifiés. L’analyse des familles linguistiques implique d’emblée de tenir compte des sens. Ici, on tentera d’établir des « familles de sens », de définir les champs conceptuels que couvrent ensembles les mots qui nous servent de corpus.


Tableau 2: Les trois champs conceptuels

 

Matrice étymologique

Vie en société, bonnes manières

Cosmos, ordre, organisation, autorité, pouvoir

Lieu, espace, territoire

civis

civil, civilisé, civilité

cité, citoyen, civisme, civil, civilisation

cité, citadelle, citadin

polis

politesse, policé, *poli, politique

politique, police

métropole (et toute expression avec le suffixe -pole), *pôle

urbs

urbanité, urbain

Urbanisme

urbanisation, urbain

villa

vilain, *vil

 

ville, villégiature, villa, village, vilain

 

Le classement tâche de rendre compte de certains chevauchements sémantiques. Par exemple, « cité » peut renvoyer à une réalité concrète (la Cité de Carcassonne) ou abstraite (participer à la vie de la cité, au sens de « chose publique »). Ce classement permet de distinguer l’attitude des sujets (un vilain garçon) de l’état des objets (une vilaine maison). Le résultat est nécessairement flou, comme la langue. Mais l’on découvre de remarquables cohérences.

En particulier, les trois racines civis, polis et urbs apparaissent de nouveau associées, cette fois pour connoter le raffinement, l’ordre social ou l’identification d’une spécificité spatiale. En revanche, la racine villa donne le contraire des bonnes manières (être vilain, sinon vil), ne signifie rien en termes cosmogoniques, et représente plutôt le non-urbain, rural et agricole (village), voire l’anti-urbain (villégiature, villa). L’anti-cité, c’est la ville quand elle a cessé d’être urbaine, c’est-à-dire policée et civilisée, bref quand elle est (re-?) devenue vilaine!

L’exercice, encore un fois, ne doit pas demeurer purement formel, et se limiter à des jeux de mots. L’enjeu, énoncé en introduction, est de repérer comment les champs étymologiques et sémantiques conditionnent nos représentations scientifiques.

3. Les deux champs de l’enquête.

Il est amusant, mais aussi troublant, de voir dans le tableau 3 comment les disciplines « coïncident » avec des objets et des problématiques suivant la logique du langage, qui semble avoir fait fonction de rationalité scientifique. Par exemple, la géographie, science de l’organisation de l’espace concret, s’est longtemps donné comme seul objet la « ville », et pas la « cité ». L’anthropologie historique ou philosophique a largement pu parler de « l’espace public », de « l’agora » ou du « politique » comme autant d’abstractions sans dimensions concrètes. Les architectes ont durablement établi de subtiles typologies morphologiques dans les espaces urbains, en ne jetant qu’un œil distrait sur les « formes » sociales qui « informaient » pourtant les volumes et les surfaces matérielles.


Tableau 3: Les deux champs de l’enquête

 

 

1. Civis, Polis, Urbs

2. Villa

Opp. formelles

 

 

Habitant

citadins, urbains

villageois

Bâtiment

citadelle (monument du pouvoir)

villa, villégiature (édifice isolé, résidence de repos)

Qualités morales

civilité, politesse, urbanité

vilain, *vil

Rassemblement

cité immatérielle (ensemble des citoyens, communauté, collectivité)

ville matérielle (agglomération d’individus et concentration de constructions)

Langage

savant

quotidien

Champ d’intervention humaine

sacré: l’acte fondateur

profane: le geste ordinaire

 

Opp. implicites

 

 

Développement

civilisation, urbanisation

(culture, humanité)

rusticité, barbarie

(nature, sauvagerie)

Organisation

civisme, politique, police, urbanisme (ordre, cosmos)

anarchie, informel (chaos)

L’Etre: essence et apparence

être *poli, soigner son image, sauver les apparences, être en représentation, n’exister que par rapport aux autres

être rustre, mais simple, être proche de la « réalité », avoir du bon sens, ne pas se préoccuper des autres

 

champs disciplinaires

 

 

Détermination paradigmatique

social: la collectivité crée son territoire

spatial: les individus s’adaptent aux données du milieu

Science. humaines & sociales qui privilégient les catégories énoncées

Droit, sociologie, science politique, anthropologie, philosophie, histoire, histoire de l’art, critique littéraire ?

Géographie, économie, architecture ?

 

L’abstraction du géographe, c’est plus la carte, représentation idéale de l’espace concret dans un plan à deux dimensions, que la réflexion sur le sens social des organisations spatiales observées. Celle de l’architecte, dans le même ordre d’idée, c’est le projet esthétiquement présenté sous forme de maquettes et de vues axonométriques. A l’inverse, bien souvent, la concrétisation du modèle analytique etinterprétatif de la société proposé par sociologues, philosophes ou historiens, c’est de monter en épingle une « tranche de vie », une trajectoire individuelle, comme un échantillon représentatif d’humanité (avant, les hommes illustres étaient censés être exemplaires de leur temps; aujourd’hui, ce sont plutôt des anonymes, des gens ordinaires).

Bien sûr, cette présentation caricature quelque peu les préoccupations des diverses « sciences de la ville », d’autant plus que presque chacune d’entre elles se signale aujourd’hui par son intérêt pour des champs ouverts par d’autres. On peut cependant retenir que ceux qui se sont aventurés à proposer que l’étude ne dissocie pas le concret et l’abstrait, le matériel et l’imaginaire, la ville et la cité, ne sont pas nombreux. Ne pas confiner la « réalité » à un seul champ d’enquête est un véritable défi épistémologique (et terminologique), qui exige apparemment de ne pas pratiquer trop crûment le dualisme moderne (sujet-objet, esprit-corps, etc.) en réservant l’étude de la cité aux disciplines centrées sur l’humain et celle de la ville à celles qui s’occuperaient du milieu. Les mérites d’une abolition de ce dualisme paralysant ont été prouvées par Jean-Pierre Vernant (Mythe et pensée chez les Grecs, 1965), Paul Wheatley (The Pivot of the Four Quarters, 1971), Pierre Sansot (Poétique de la ville, 1984), Mike Davis (City of Quartz. Excavating the future in Los Angeles, 1990) ou Augustin Berque (Du geste à la cité. Formes urbaines et lien social au Japon, 1993), pour ne citer qu’eux, tous atypiques dans leur approches de la ville par rapport à leur discipline, tout comme Hanna Arendt ou Michel Foucault l’ont été à la croisée des chemins de la philosophie, de l’histoire et de la science politique.

4. Le champ de « l’expérience urbaine »

Les sciences sociales et humaines sont structurées comme des langages, par le langage verbal. Leur légitimité est de produire un discours raisonné sur la ville, leur ambition est d’expliciter tous les éléments à partir desquels elles composent une représentation. Quand toutes les hypothèses ont été dévoilées, toutes les données décrites, toutes les conclusions construites, il reste l’irréductible mystère des mots, ces mots qui doivent dire, dans une langue particulière, à la fois l’expérience que les autres ont de la ville et l’expérience que le chercheur a de sa recherche, sans oublier ce qui est peut-être l’essentiel, l’expérience que le chercheur a de la ville et des autres.

Certes, on pourra dire que la logique qui doit présider à l’organisation d’un système d’égouts ou d’adduction d’eau n’est pas conditionnée par un autre langage que mathématique. C’est sans doute pour cela que, si globalisation ou mondialisation il y a, nous l’expérimentons d’abord à travers la diffusion des « solutions » techniques de tous ordres aux problèmes urbains, par l’uniformisation des procédés de construction et l’interconnexion concrète de tous les réseaux. Mais, manifestement, les villes sont secondairement (en deuxième lieu) des nœuds dans les réseaux ou des agglomérats de bâtiments, et, d’abord, des concentrations d’individus. Et, pour mettre en œuvre les solutions techniques, il faut communiquer avec ces individus, parler aux administrateurs et aux administrés, convaincre patrons et clients, expliquer aux ingénieurs et aux manoeuvres, etc. C’est souvent, finalement, à des défauts de communication et donc d’adaptation aux conditions humaines locales que l’on impute les échecs des politiques urbaines. Et nous, chercheurs, ne serait-ce pas parce que nous restreignons nos pratiques scientifiques aux champs couverts par nos mots que nous avons du mal à nous faire entendre ?

 

 

 

Pour citer cet article

Jérôme Monnet, « Urbain, civil et poli. La matrice terminologique de nos réflexions sur la ville », (1996), lrdb.fr, mis en ligne en janvier 2007.


Date de création : 09/01/2007 23:31
Dernière modification : 13/07/2007 11:32
Catégorie : Géographie
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