« Mets ta main dans ma main tendre je t'aime ô ma fiancée ! / - Je n'suis point vot'fiancée je suis vieille et j'suis pressée laissez-moi passer »,    J. Tardieu

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Océan Indien - Revue mauricienne de poésie

 

Point barre


revue mauricienne de poésie contemporaine.


Prix – Rs 70 (1€70). Semestrielle (avril et octobre). Éditeur – Cygnature Publications. Magic Lantern Complex, route Royale, Rose-Hill. Ile Maurice.

On peut la commander en ligne sur le site de la librairie Le cygne, www.lecygne.com. On pourra consulter les premiers numéros sur le site personnel de Yusuf Kadel, poète mauricien à l’initiative de cette revue (voir sur lrdb.fr "Soluble dans l'oeil")..


La revue Point barre, publiée par Cygnature Ltée, avec le concours de l’Institut français de Maurice, est la première publication mauricienne entièrement consacrée à la poésie d’aujourd’hui. Elle est ouverte à tous les poètes, locaux et étrangers, quelles que soient leur sensibilité et langue d’expression ; les textes proposés sont jugés uniquement sur leurs qualités littéraires et leur conformité aux thèmes définis. Point barre compte parmi ses collaborateurs réguliers la plupart des jeunes poètes mauriciens.

 


« …RIEZ, MAINTENANT ! »

 

La revue semestrielle de poésie mauricienne Point Barre vient de publier son numéro 8, mai 2010

 

Le numéro 8 de la revue, sorti le 29 avril 2010, est dédié à l’humour et a pour titre « … RIEZ, MAINTENANT ! ». Il comporte vingt-sept poèmes inédits en français, créole et anglais, agrémentés de trois illustrations originales de Delphine Leila Roux. La préface est signée Magali Nirina Marson.

 

Figurent au sommaire les auteurs suivants :

Dev Virahsawmy (île Maurice)

Cathy Garcia (France)

Nashreen Bundhun (île Maurice)

Denis Heudré (France)

Arnaud Delcorte (Belgique)

Nicolas Grenier (France)

Catherine Boudet (île Maurice)

Soeuf Elbadawi (Comores)

Eduardo Galhos (Portugal)

Anil Rajendra Gopal (île Maurice)

Jean-Bernard Papi (France)

Francine Minguez (Québec)

Daniel Dubé (Québec)

Patrick Joquel (France)

Giulio-Enrico Pisani (Luxembourg)

Tahir Hussen Pirbhay (île Maurice)

Shawkat Toorawa (île Maurice)

Éric Brogniet (Belgique)

Vinod Rughoonundun (île Maurice)

Alex Jacquin-Ng (île Maurice)

Fred Johnston (Irlande)

Yusuf Kadel (île Maurice)

Michel Ducasse (île Maurice)

Jean-Michel Marche (France)

Jean Claud Andou (île Maurice)

Patricia Laranco (France/île Maurice)

Umar Timol (île Maurice)

 

POINT BARRE

 

Publiée par Cygnature Ltée avec le soutien de l’Institut français de Maurice et de l’Ambassade de France, la revue mauricienne de poésie Point barre a été créée en octobre 2006 par Ming Chen, Christophe Cassiau-Haurie, Jean-André Viala, Yusuf Kadel, Umar Timol, Alex Jacquin-Ng, Gillian Geneviève et Azna Kadel.

 

Direction : Ming Chen

Coordination : Yusuf Kadel et Jean-Louis Boully

Comité de lecture : Michel Ducasse, Alex Jacquin-Ng, Christophe Cassiau-Haurie et Umar Timol

Illustrations originales (pour les numéros précédents) : David Constantin, Eric Koo, Gabrielle Wiehe, Alex Jacquin-Ng et Delphine Leila Roux

Révision et corrections : Michel Ducasse

Conception graphique : Azna KadeL






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Le numéro 7 de la revue, sorti le 29 octobre 2009, est dédié à la mort et a pour titre « Six Pieds sous terre». Il comporte vingt-huit poèmes inédits en français et créole, agrémentés de trois illustrations originales d’Alex Jacquin-Ng. L’éditorial est signé Christophe Cassiau-Haurie.


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« Vie de m… »

 

La revue semestrielle de poésie mauricienne Point Barre vient de publier son numéro 6, « Vie de m… ».

 

Le numéro 6 de la revue Point barre, sorti le 29 avril 2009, est dédié au quotidien et aux revers ordinaires de l’existence, et a pour titre « Vie de m… ». Il réunit 31 poèmes inédits en français, anglais et créole, agrémentés de trois illustrations originales de Gabrielle Wiehe. La préface est signée Valérie Magdelaine, maître de conférences en littératures de l’océan Indien à l’Université de la Réunion (cf. infra).

Figurent au sommaire les auteurs suivants : Alain Gordon Gentil (île Maurice) ; Alex Jacquin-Ng (île Maurice) ; Arnaud Delcorte (Belgique) ; Catherine Andrieu (France) ; Catherine Boudet (La Réunion) ; Cathy Garcia (France) ; Daniel Aranjo (France) ; Daniella Bastien (île Maurice) ; Dominique Casimir (La Réunion) ; Eric Brogniet (Belgique) ; Gabriel Okoundji (RDC) ; Gillian Geneviève (île Maurice); Han Dong (Chine); Hery Mahavanona (Madagascar) ; Jean Claud Andou (île Maurice) ; Jean Joseph Sony (Haïti) ; Jean-Marc Thévenin (France) ; Josaphat-Robert Large (Haïti); Kenzy Dib (Algérie); Pierre le Pillouër (France) ; Michel Ducasse (île Maurice) ; Muriel Carrupt (France) ; Richard Beaugendre (île Maurice) ; Sénamé Koffi (Togo) ; Sylvestre Le Bon (île Maurice) ; Tahir Pirbhay (île Maurice) ; Toussaint Murhula (RDC) ; Umar Timol (île Maurice) ; Valérie Fontalirant (France) ; Yusuf Kadel (île Maurice) ; Zafirr Golamaully (île Maurice).

EXTRAIT DE LA CÉRÉMONIE DE LANCEMENT (l’express.mu) :

http://www.facebook.com/ext/share.php?sid=82846201539&h=1uS9N&u=4CAJE

Cordialement,

Yusuf Kadel

 

Préface

Libre de mots, de langues, de formes, la poésie trouve toujours à remuer ce qui sommeille en nous et ne demande qu’à être formulé au plus juste, au plus intime, au plus proche. C’est ce que propose de faire la sixième livraison de Point Barre qui a donné à moudre aux auteurs qui ont voulu tenter l’aventure, le bon grain et l’ivraie d’une « vie de m… ». Sans point d’exclamation, avec le masque de trois points de suspension, ce M espiègle se donne à entendre et à lire comme bon leur/ nous semble. « Merde, mots, mer, mère, moi , maladie, malaise », oxymore de la vie et de la mort, jeu phonétique d’un M/ « aime » sont autant de variations autour d’une même lettre, d’un même son, que nous proposent les textes ici rassemblés. Toutefois, l’heure est moins à l’amour qu’à la merde dans l’interprétation qu’en donnent les poètes. La thématique proposée par la revue a fait jaillir une sourde inquiétude, sous ses formes les plus diverses, dans ces textes courts et intenses. La poésie est ici d’abord convoquée pour dire que l’on entend gronder le monde et le ventre de ceux qui ont faim, la colère de ceux qui ne veulent plus supporter les mensonges, les hypocrisies institués. Mots pour dire la merde des maux d’une vie qui, dans la plupart des textes, apparaît sous sa face obscure, celle des souvenirs de voyages amers vers des îles dont le soleil est trompeur, celle de la haine, du racisme, des bombes et des enfants massacrés. Merde d’une longue déception devant les chaos et les égarements de l’homme. Il s’agit de dire merde aussi, à la fragilité, à la désespérance, aux emmerdements d’un quotidien sans joie avec les mots d’une poésie quiles transcende. Ce qui frappe avant tout dans ce florilège que nous offre Point Barre, c’est la récurrence des angoisses, des préoccupations, des points d’ancrage dans l’actualité de Gaza, de l’Irak, des lieux où l’homme dérive, transforme l’or de l’humanité en boue de violence et de déraison.

Point Barre est une revue située à Maurice qui publie des auteurs mauriciens, certes, mais ne se pose pas de frontières et convie des auteurs de tous les horizons géographiques, culturels et linguistiques. Elle offre un cas exemplaire de la disparition progressive des anciens centres occidentaux où la parole poétique construisait ses normes et se donnait pour modèle au reste du monde. Les frontières de la poésie se sont estompées en même temps que la fixité des formes et ce que nous montre cette revue, c’est un monde pluriel ouvert aux quatre vents des mots. Or la parole ici rassemblée nous dit précisément l’achoppement d’une mondialisation qui rime trop souvent avec déraison. Elle expose tout à la fois la pesanteur d’une violence historique qui se perpétue et peut-être plus encore, la brutalité d’un présent qui a disséminé partout les mêmes oppressions, les mêmes aliénations, la même dictature de l’économie et de la pauvreté. La voix des Mauriciens continue de démasquer les faux-semblants de leurs tropiques au charme trompeur dont l’exotisme est depuis longtemps démythifié. La Réunion semble saisie dans une destinée fatale. L’actualité tragique des événements qui secouent Madagascar depuis janvier 2009 est préfigurée dans le texte ici proposé qui se demande si, vraiment, c’est ainsi que les hommes vivent. Loin au-delà de l’océan Indien aussi se retrouve dans beaucoup de ces textes la vision d’un monde unifié dans ses ombres. L’objectif de Point Barre n’est pourtant pas de faire de la poésie le lieu d’un constat social ou d’une revendication politique. Toutefois, en laissant les poètes vagabonder autour de ce mot d’ordre, ordonner leurs mots autour de cette lettre, Point Barre a permis de révéler les convergences qui des États-Unis à la République Démocratique du Congo, d’Haïti à la Belgique, de la France à Madagascar,du Togo à La Réunion, de Maurice à l’Algérie réunissent les auteurs et témoignent de leur inquiétude devant l’héritage que nous laisserons derrière nous. La revue a fait sourdre une voix qui dit l’économie aliénante, nargue les diktats des chefs d’état qui veulent imposer du prêt-à-penser, nourrir nos esprits de prêt à consommer. Ici, on ne consomme pas, on consume des mots cathartiques, on purge dans la colère, la rêverie ou la dérision, les salissures dont on nous souille, et puis aussi, moins gravement, les tracas et les banalités du quotidien. Certains textes en effet ont résolument pris la tangente et ont choisi la voie de l’image, de l’humour doux amer, de l’amour d’aimer et de celui de dire. Leurs jeux de langues veulent donner d’autres directions à cette thématique et l’on voyage de l’un à l’autre, de l’ombre à la lumière, du sourire au souci, du petit tracas au grand malheur. Mais on ne perd pas ce fil sous-jacent qui brode les contours de ce qu’est devenue la vie sous le règne du M de « mondialisation », d’une « modernité » mal contrôlée. Beaucoup de ces mots disent et redisent une vie de mensonges amers et de promesses non tenues. Trop sans doute pour ne pas nous marquer. Et l’on est longtemps hanté par cette question lorsque l’on ressort à regret de cette collection de textes denses : que nous a fait ce monde, que nous fait-il pour que spontanément nous nous accordions à entendre « merde » plutôt que « aime » dans ce M ?

Point Barre nous permet donc une fois de plus de prendre le pouls de la création contemporaine dans sa diversité, l’irisation de ses genres, dans ses incandescences, ses sourires complices et ses grincements de dents. Et si le quotidien déraille, la poésie, elle, se porte bien. Elle se montre ici dans tous ses états : formes fixes ou libres, créoles mauricien, haïtien, réunionnais, anglais, français, traduction du chinois, auteurs confirmés ou jeunes talents issus de tous les pays, de tous les imaginaires. Cette revue nous montre une fois de plus que la poésie est tout à la fois l’espace où le réel est mis en scène et transcendé, le lieu où les conflits s’exposent pour être mieux métamorphosés en langage. La poésie ne console pas, elle met les petites et les grandes blessures à vif pour mieux les curer et nous en libérer. Si la littérature ne résout rien, elle questionne, déconstruit les évidences, empêche le silence, détourne les conventions et nous permet d’explorer d’autres territoires, ceux du verbe, qui nous entraînent loin des contingences et des déceptions du quotidien. C’est à ce processus alchimique de transformation d’une vie de m… en une vie de mots que nous invite ce numéro 6 de Point Barre.

Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo

 

Point barre, revue semestrielle de poésie (pages.intnet.mu/ykadel)

Direction : Ming Chen

Coordination : Yusuf Kadel

Réception des textes et contact avec les auteurs : Catherine Boudet

Comité de lecture : Michel Ducasse, Alex Jacquin-Ng (Ile Maurice) et Catherine Boudet (La Réunion)

Révisions et corrections : Michel Ducasse

Conception graphique : Azna Kadel

Point Barre est en vente en ligne sur le site de la Librairie Le Cygne (www.lecygne.com).

 

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La revue semestrielle de poésie mauricienne Point Barre vient de publier son numéro 5 « Palsambleu ! »

 

La revue Point Barre, publiée par Cygnature Ltée, avec le concours du Centre culturel français Charles Baudelaire, est la première publication mauricienne entièrement consacrée à la poésie d’aujourd’hui. Elle compte parmi ses collaborateurs la plupart des jeunes poètes mauriciens, mais elle est également ouverte aux poètes étrangers, quelles que soient leur sensibilité et leur langue d’expression. Les textes proposés sont retenus uniquement en fonction du double critère de leurs qualités littéraires et de leur conformité au thème de chaque numéro.

Le numéro 5, sorti le 17 octobre 2008, est dédié aux œuvres traitant du sacré et du religieux, sous le titre « Palsambleu ! » (« par le sang de Dieu »). Un numéro « pour se libérer du carcan des catéchismes », ainsi que l’écrit Aline Groëme dans L’Express de Maurice du 27 octobre 2008.

Point Barre 5 comporte 26 poèmes inédits en français, anglais et créole, accompagnés de quatre illustrations originales d’Eric Koo. L’éditorial est signé Christophe Cassiau-Haurie. Le numéro accueille des poètes de tous les continents, comme l’Australien John Tranter, les Indiennes Mandakranta Sen, Anjum Hasan et Rita Malhotra, le Guadeloupéen Ernest Pépin, le Québecquois Christophe Condello, les Français Cathy Garcia et Patrick Joquel, le Belge Arnaud Delcorte, le Haïtien Claude Pierre, le Camerounais Jean Awono et le Togolais Senamé Koffi. Comme le souligne Christophe Cassiau-Haurie dans sa préface, cette diversité illustre la ligne éditoriale dont « l’objectif d’être représentatif des courants divers de la poésie mauricienne mais aussi de symboliser une certaine forme d’ouverture sur d’autres pays et d’autres cultures », pour cet opuscule qui, « à l’image du pays, se veut multiculturel et à la croisée de plusieurs influences ».

Du côté des Mauriciens, outre les contributeurs traditionnels de Point Barre, comme Michel Ducasse, Judex Viramalay, Jean Claud Andou, Sedley Richard Assonne, Alex Jacquin-Ng, Sylvestre Le Bon et Yusuf Kadel, et ceux de la diaspora comme Ananda Devi et Vinod Rughoonundun, il faut également noter dans ce numéro la présence de nouveaux jeunes talents : la parolière Daniella Bastien et la psychanalyste Ariana Cziffra, ainsi que l’étudiant Zaffirr Golamaully, âgé de 19 ans seulement.

Tous ces poètes, poètes « de la vigie, du minaret de la tour de Babel / tressant les langues au fleuve de toute vie » (Ernest Pépin, « Regards de feuillage »), « donne[nt] entendre la face inaudible de Dieu », comme le dit Norbert Louis dans Week-End du 2 novembre 2008, que ce soit le Moïse irrévérencieux d’Ananda Devi rêvant « au charme des croisades inutiles » (Ananda Devi, « Dans un buisson en forme de haine »), ou le Christ-femme de Sénamé Koffi : « mon christ à moi a une paire de seins / jesus fela barabbas erikah / mon christ à moi le torse nu » (Sénamé Koffi, [Amà]zone).

Catherine Boudet & Yusuf Kadel

 

Point barre, revue semestrielle de poésie (pages.intnet.mu/ykadel)

Direction : Ming Chen

Coordination : Yusuf Kadel

Réception des textes et contact avec les auteurs : Catherine Boudet

Comité de lecture : Michel Ducasse, Alex Jacquin-Ng (Ile Maurice) et Catherine Boudet (La Réunion)

Révisions et corrections : Michel Ducasse

Conception graphique : Azna Kadel

Point Barre est en vente en ligne sur le site de la Librairie Le Cygne (www.lecygne.com)

 

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LANCEMENT DE POINT BARRE 4 « Anti-poèmes »

 

La revue semestrielle de poésie mauricienne Point Barre vient de publier ce 16 avril 2008 au Centre Charles Baudelaire à Maurice son quatrième numéro, thématisé « Anti-poèmes ».

Sous ce titre provocateur et intriguant, souligne Catherine Servan-Schreiber, de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, le quatrième numéro de la revue interpelle : « Impertinence ? Insolence ? Dandysme ? Un rythme de comptines, la sagesse des proverbes, le goût des formules anciennes, quelque chose de Prévert, de Boris Vian, de Francis Ponge, et en même temps, à l’autre bout de chacun, cette force rebelle, déjà à la source du tout premier numéro », nous dit-elle dans sa préface.

Point Barre est née de la volonté d'un petit groupe de poètes mauriciens d'offrir une plateforme d’expression aux poètes de Maurice, de l’océan Indien et d’ailleurs. La revue, éditée par Cygnature Publications et gérée par les poètes Yusuf Kadel, Gillian Geneviève et Alex Ng (Île Maurice) et Catherine Boudet (La Réunion) ne publie que des textes de création (pas d’articles critiques ni d’analyses).

La revue se distingue par son projet collectif d’écriture, par la façon dont elle découpe son espace dans la poésie contemporaine (Week-End du 20 avril 2008). Dans ses colonnes, les célébrités (Ananda Devi, Abdellatif Laâbi, Tahar Bekri, Daniel Maximin, Richard Rognet, Edouard Maunick…) côtoient les talents à découvrir.

Parmi les « anti-poètes » de ce numéro 4, nous retrouvons les contributeurs mauriciens réguliers dont la réputation n’est plus à faire : Anil Gopal, Michel Ducasse, Jean-Claud Andou, Umar Timol, Gillian Geneviève, Alex Ng, Yusuf Kadel, ainsi qu’Ananda Devi. Nous faisons également connaissance avec les textes de poètes de dix pays différents, parmi lesquels la France, la Belgique, le Québec, Haïti, La Réunion, Madagascar ou encore le Liban.

Une caractéristique de ce numéro 4 de Point Barre semble être « ce souci de désublimer l’écriture poétique, qui y vise le réel, quelque soit le nom qu’on lui attribue : le sexe, la mort, la merde, la poubelle… On peut donc bien concevoir dans ce quatrième numéro que la poésie ne soit pas ce à quoi on est habitué. L’invention, les mots inattendus, sont les ressources d’une démarche littéraire qui n’est peut-être qu’un fard et qui grince, provoque, amuse ou s’abandonne à son étrangeté comme prise à son propre piège » (Week-End du 20 avril 2008).

« Ouvre la porte de la poubelle et vois défiler la vie de l’homme », invite le poète mauricien Jean-Claud Andou, auquel répond, comme en écho, le Qbecquois Jean-Marc Lafrénière « il y a du noir entre les jours, trop de murs entre les hommes (…), il faut refaire le jardin dans les ruines du soleil ».

« Oui aux mots rugueux, sans prix, sans commerce » de la poétesse française Ile Eniger, car « j’attends d’un poème qu’il me mette K.O. » (Francis Ricard), surtout parce que le poème, ou plus exactement l’anti-poème, « c’est une putain de hache à découper les lignes sanglantes que tu traces entre moi et ton monde » (Alex Ng).

Du poème-paille-en-queue du poète mauricien Anil Gopal à la déclinaison-sida en A du Belge Arnaud Delcorte, du poème en onze dimensions du Bulgare V.K. Valev au haïkon (anti-haïku) de la Réunionnaise Catherine Boudet, c’est toute une anti-grammaire du monde qui se dessine, dite par « d’autres lèvres encore pour mieux avaler la salive du silence » (Ananda Devi) et par laquelle « s’écoulent les montres molles à contre-temps forcément » (Yusuf Kadel).

Et lorsqu’un anti-poète s’avise de nous donner la recette de l’anti-poème, en nous recommandant de « laisser la pâte des vers boursouflés respirer l’absurde et le non-sens » (Gillian Geneviève), il prend soin de nous avertir qu’il « faut désormais chercher la belle ailleurs, elle est en marge du poème » (James Noël), car comme le précise Joumana Haddad la libanaise, « mon poème est un chemin. Et il marche, marche en moi »…

Les amateurs de nouveautés littéraires seront curieux de lire Point Barre 4 « Anti-Poèmes » en appréciant les illustrations originales du peintre mauricien David Constantin.



La revue Point Barre a été lancée en octobre 2006 dans le but d’offrir une plateforme aux poètes de Maurice et d’ailleurs, sachant que la plupart des éditeurs se recroquevillent au moindre vers. Elle ne privilégie aucun type de poésie ; toutes les « écoles » sont les bienvenues. Les textes sont jugés uniquement sur leurs qualités littéraires et leur conformité au thème proposé.

Grâce au soutien des médias locaux (presse écrite, télé, radio) et du service culturel de l’Ambassade de France, les membres de cette revue s’efforcent de créer l’événement autour de la sortie de chaque numéro, espérant ainsi contribuer à dissiper certains des préjugés (caractère élitiste, confidentialité, hermétisme…) associés à la poésie.


Date de création : 24/08/2007 14:01
Dernière modification : 19/05/2010 07:05
Catégorie : Océan Indien
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