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Philosophie - Manola ANTONIOLI

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     Docteur en philosophie, Manola Antonioli est une spécialiste de Deleuze, Guattari et Derrida. Ses derniers travaux portent sur la philosophie de l’urbain.

     Elle nous a très aimablement envoyé cet article inédit dans lequel elle reprend la réflexion initiée par Félix Guattari sur l’« éco-sophie ».

     La civilisation technologique et urbaine contemporaine n’est pas un nouveau cadre neutre, elle a profondément modifié les mentalités et les modes de vie ; par ailleurs, ces modifications, par leur ampleur et leur rapidité, mettent en péril certains équilibres, il est donc urgent de veiller à ce que l’inéluctable devenir urbain de l’humanité ne compromette pas l’avenir de la Terre. Le psychanalyste Félix Guattari constatait déjà en 1989 l’impuissance des pouvoirs publics à contrer ces menaces, sans doute parce qu’ils n’en percevaient que la dimension techno-scientifique, alors que s’impose une appréhension éthico-politique de la question qui articule les « trois écologies » de l’environnement, du social et de la subjectivité, ce que le psychanalyste appelait l’« écosophie ». L’architecture devient alors essentielle si l’on comprend qu’elle ne se réduit pas à bâtir des habitations mais bien à rendre possible un habiter respectueux de l’environnement, soucieux d’une harmonie sociale et sensible aux désirs. Prolongeant le travail de Guattari, le philosophe Thierry Paquot propose une « écologie existentielle » qui interrogerait aussi le respect de la diversité des temporalités et des langues.

     On le voit, l’enjeu n’est pas strictement environnemental et il ne s’agit pas seulement de préserver la « nature » qui a toujours été une idée culturelle, mais plus largement de veiller à ce que la construction du monde ne rende pas impossible l’habitation de la Terre.

 

Écosophie urbaine

 

Manola Antonioli

 

 

 

« Pourquoi le post-urbain serait-il édifié à l’échelle unique des stades et des hypermarchés ? Pourquoi serait-il voué à l’architecture médiatique des records de grandeur, de faste et de coûts ?

Notre modernité concerne aussi l’usage quotidien des individus citoyens, l’échelle intime et non massive à laquelle se vivent au jour le jour la vie et la convivialité. Nous avons besoin de recréer un milieu localement actif. »

Françoise Choay, Pour une anthropologie des espaces

 

Le devenir du monde et l’avenir de la Terre

Au sein de la société planétaire contemporaine, les villes sont engagées (au moins depuis le xixe siècle et la première révolution industrielle) dans un processus de technicisation, qui ne cesse de s’accélérer dans le cadre d’un processus parallèle de globalisation. Les mutations techniques ont transformé la construction, d’abord par l’introduction de nouveaux matériaux (l’acier, le verre, le béton) et ensuite par les équipements mécaniques et électroniques (dès l’introduction des ascenseurs, jusqu’aux dernières formes de « conditionnement » de l’air et de la température). Les transports (le chemin de fer, puis le tramway, le métro et l’automobile) ont été dans un premier temps un puissant facteur de densification de la ville, et par la suite le moteur de son expansion. Les télécommunications (du télégraphe jusqu’au réseau Internet) ont augmenté la mobilité des citadins, démultiplié la vitesse des échanges d’information, mais elles ont aussi et surtout transformé en profondeur les mentalités et les comportements urbains.

La synergie de ces multiples facteurs a progressivement « déconstruit » la ville, qui évolue aujourd’hui en direction d’une nouvelle dimension « post-urbaine » qui nous oblige à réinventer toutes les manières traditionnelles de concevoir, d’habiter et de bâtir les espaces urbains (1). Si un milieu parfaitement « naturel » n’a probablement jamais existé depuis l’apparition de l’homme, la généralisation de l’environnement artificiel et son retentissement sur la vie quotidienne posent désormais des problèmes de plus en plus urgents d’ordre écologique, face à la désorganisation de tous les écosystèmes affectés par la technique. Dans une planète qui est très largement urbanisée, l’urgence écologique se décline aussi sous la forme d’un « éco-urbanisme » (2), chargé de questionner le devenir urbain du monde et de le rendre compatible avec le devenir et l’avenir de la Terre.

L’écologie politique de Félix Guattari

Dans le cadre d’une réflexion sur l’écologie politique, le psychanalyste et philosophe Félix Guattari, en 1989, a esquissé les contours d’un projet d’ « écosophie » extrêmement actuel, dans l’ouvrage Les Trois écologies (3). Guattari part d’un constat très pessimiste sur l’état du monde : la planète connaît une rapide transformation techno-scientifique qui engendre des phénomènes de déséquilibre écologique qui menacent les équilibres vitaux sur la planète ; parallèlement, une détérioration de plus en plus visible affecte l’intelligence, la sensibilité, les modes de vie individuels et collectifs. Pour l’auteur, ces deux processus ne peuvent être dissociés, parce que leur conjonction menace le rapport de la subjectivité avec toutes les formes d’extériorité, avec toutes les formes du dehors (manifestations sociales, animales, végétales et techniques). Même si une prise de conscience des dangers qui menacent l’environnement naturel s’annonçait déjà en 1989 et qu’elle s’est considérablement accélérée depuis, les formations politiques et les instances exécutives semblent totalement incapables de se situer au niveau de l’articulation éthico-politique complexe (que Guattari appelle écosophie) « entre les trois registres écologiques, celui de l’environnement, celui des rapports sociaux et celui de la subjectivité humaine (4) ». Le développement technologique, dont la vitesse et l’efficacité sont démultipliées par la révolution informatique, peut virtuellement rendre disponible une quantité toujours plus grande du temps de l’activité humaine et ouvrir des perspectives auparavant inconcevables, mais il requiert des choix et des orientations précis au niveau planétaire. Pour Guattari, donc, la crise écologique planétaire ne pourra être résolue ni par des décisions prises par des États isolés, ni par une approche technocratique des problèmes (approche dont relèvent souvent aujourd’hui en grande partie les discours sur le « principe de précaution » et le « développement durable »), mais elle demande une réorientation globale des objectifs de production des biens matériels et immatériels. Ce qui est en cause, dans une approche « écosophique », est une « révolution moléculaire » qui n’implique pas seulement les domaines de grande échelle de l’ordre politique ou industriel, mais aussi et avant tout les domaines moléculaires de la sensibilité, de l’intelligence et du désir. Contrairement à beaucoup d’autres philosophes, Guattari montre un grand enthousiasme vis-à-vis des technologies les plus récentes et de l’informatisation, qui ouvrent d’innombrables possibilités en direction de nouvelles productions de subjectivité, possibilités qui restent trop souvent soumises à la logique du marché et ainsi étouffées. L’écosophie n’implique donc aucune condamnation régressive et technophobe des mutations qui sont en train de transformer radicalement les rapports des hommes entre eux, des hommes à la technique et à la nature. Si le machinisme et la technique ont été dévoyés hors des finalités humaines par les systèmes capitalistiques, ils sont en train de créer également des potentialités considérables d’intelligence et de créativité, susceptibles d’orienter les devenirs individuels et collectifs de la sensibilité, du désir, du travail et des savoirs vers de nouvelles inventions, plutôt que vers une subjectivité industrialisée, quadrillée et nivelée à l’échelle planétaire.

Le principe commun aux « trois écologies » consiste dans l’exigence de donner forme à de nouveaux Territoires existentiels, conformément à la racine grecque du mot écologie (oïkos), qui renvoie à la maison, à l’habitat, au milieu naturel, à l’espace domestique et habité. C’est ainsi que l’écosophie devient aussi et surtout une vaste réflexion sur la territorialité : rapports du sujet au corps, au temps et à l’espace, problèmes de l’espace urbain et de l’évolution des formes d’habitation, jusqu’au problème plus général (qui relève de l’écologie environnementale) des rapports de l’humanité avec l’ensemble de la planète et la nature. Dans la perspective d’une « écologie du domaine bâti », Guattari a montré un grand intérêt pour l’architecture et a fréquenté de nombreux architectes, dont le japonais Shin Takamatsu (5). L’architecture japonaise sollicite sa réflexion tout particulièrement, par ses systèmes de correspondance entre macrocosme et microcosme, intérieur et extérieur, par sa capacité de transfigurer les anciens rapports entre nature et culture inscrits dans l’histoire des arts japonais, en inventant des surprenantes « machines architecturales » qui réussissent à créer une nouvelle « nature » dans le tissu hypertechnologique des villes contemporaines.

Le texte sur « L’énonciation architecturale » des Cartographies schizoanalytiques (6) est un vrai manifeste de cette nouvelle déclinaison de l’écosophie guattarienne. Quand Guattari parle d’énonciation, de discours ou de discursivité, il ne se réfère jamais exclusivement au texte ou au langage : le texte et le langage ne sont jamais que des composantes parmi d’autres d’un parcours transversal qui associe indissolublement des éléments d’expression et des éléments de contenu, des mots, mais aussi des percepts et des affects. L’article s’ouvre sur une phrase étrange, qui fait communiquer de nouveau les domaines traditionnellement distincts de la nature et la culture : « Depuis quelques millénaires et peut-être à l’imitation des crustacés ou des termites, les êtres humains ont pris l’habitude de s’entourer de carapaces de toutes sortes (7). » Ces carapaces ne sont pas faites seulement d’édifices, mais aussi de vêtements, d’automobiles, d’images ou de messages. La construction, l’occupation ou la destruction de grands bâtiments symboliques (édification de ziggourats ou de pyramides, démolition de la Bastille, prise du Palais d’hiver) ont accompagné souvent la délinéation des agencements sociaux et/ou politiques. Mais dans l’époque contemporaine l’importance de la pierre a été supplantée par celle de l’acier, du béton ou du verre et (en même temps) le pouvoir s’est fondé sur la vitesse des communications et sur la maîtrise de l’information.

Le rôle de l’architecte : esthétique, éthique et politique

Le rôle de l’architecte a été aussi rapidement mis en question et même, souvent, privé de son sens : « Aujourd’hui à quoi servirait-il, par exemple, dans une ville comme Mexico, qui fonce, en plein délire, vers ses 40 millions d’habitants, d’invoquer Le Corbusier ! Même le baron Haussmann n’y pourrait plus rien (8). » Le pouvoir des politiques, des technocrates, des ingénieurs et de l’argent est depuis longtemps incommensurablement plus grand que celui de l’architecte, qui ne conserve que le contrôle d’un créneau minimal dans le domaine des constructions somptuaires, qui impliquent la prise en compte de lourds enjeux politico-financiers. L’objet de l’architecture semble ainsi avoir volé en éclats, écartelé comme il l’est à l’intersection d’enjeux politiques, de tensions démographiques et ethniques, ébranlé par les mutations technologiques et industrielles, « tiraillé et déchiré en tous sens (9) ».

La conséquence positive de cet état de choses est que les architectes ne pourront plus indéfiniment se réfugier tour à tour dans la nostalgie du passé, l’utopie, l’art pour l’art ou la science pure et qu’ils seront de plus en plus confrontés à l’exacerbation et à l’urgence des choix éthico-politiques relatifs à l’exercice de cette profession. Ré-inventer l’architecture aujourd’hui ne peut plus signifier relancer un style, fonder une école ou élaborer une théorie, mais recomposer l’énonciation architecturale et le métier d’architecte dans toute sa complexité. Si l’architecten’a plus seulement pour visée d’être un plasticien des formes bâties, il doit aspirer à devenir un révélateur des désirs virtuels d’espace, de lieux et de territoires, mener l’analyse des transformations de la corporéité individuelle et collective et des façons d’occuper l’espace, singulariser ses approches, jouer un rôle de médiateur entre l’émergence de ces désirs et les intérêts qui s’y opposent, être « un artiste et un artisan du vécu sensible et relationnel ». L’architecture deviendrait ainsi une composante essentielle du projet d’écosophie, non pas dans la seule perspective de sauvegarde et de reconstitution des environnements naturels et de leurs ressources matérielles et énergétiques, mais aussi dans le domaine de la sauvegarde et de la reconstitution de l’environnement bâti, des territoires habités, des dynamiques économiques, sociales et politiques qui en orientent les transformations.

La composante éthico-esthétique ne doit pas être considérée comme un simple « supplément d’âme » ou une personnalisation superficielle ajoutée après coup à l’objet architectural, mais comme une dimension essentielle qui lui confie sa consistance la plus intrinsèque. Si l’objet architectural produit des affects spatialisés, il faut éviter de basculer dans le rêve ou l’imaginaire ou de faire disparaître la dimension d’altérité et de désir, faute de quoi l’intérêt se détourne de l’espace bâti et le désir d’habiter s’effondre. L’art de l’architecte peut se définir en dernière instance par sa capacité d’appréhender des affects d’énonciation spatialisée, dedonner vie à des objets paradoxaux qui ne peuvent être abordés exclusivement par la rationalité scientifique ou technique, mais aussi par un détour esthétique ou mythique. Une énonciation architecturale réussie a lieu toujours transversalement, en faisant coexister les niveaux les plus hétérogènes : « La forme architecturale n’est pas appelée à fonctionner comme gestalt clôturée sur elle-même, mais comme opérateur catalytique déclenchant des réactions en chaîne au sein des modes de sémiotisation qui nous font sortir de nous-mêmes et nous ouvrent des champs inédits du possible (10). »Même si l’architecte ne peut pas, à lui seul, composer ou programmer à l’avance l’ensemble de toutes les composantes fragmentaires de la subjectivation qui constituent un affect spatialisé ou l’aura d’un bâtiment, il doit s’efforcer au moins de ne pas mutiler par avance l’éclosion de toutes ces virtualités par des espaces figés, anonymes, non processuels qui excluent (comme c’est souvent le cas) tout devenir.

L’écologie existentielle de Thierry Paquot

À la suite de la réflexion de Félix Guattari sur l’écosophie, le philosophe de l’urbain Thierry Paquot a fait d’une nouvelle « écologie existentielle » l’enjeu principal de ses ouvrages les plus récents (11).L’écologie existentielle regroupe les trois écologies énoncées par Félix Guattari (l’écologie environnementale, l’écologie sociale et l’écologie mentale) et y ajoute l’ « écologie temporelle », qui consiste à prendre en compte la chronobiologie et à essayer de la combiner avec les horaires du quotidien urbain. Le temps personnel de chaque citadin doit se soumettre incessamment aux rythmes collectifs (travail, école, loisirs, transports, vacances, etc.) et à l’idéologie dominante qui veut à tout prix imposer la vitesse pour la vitesse, tout soumettre à l’efficacité d’un temps universel, ordonné par la production, la consommation et le profit. Une démarche écologique en matière de temporalité consisterait au contraire à rechercher la plus grande indépendance possible de chacun vis-à-vis des rythmes imposés par le quotidien urbain. Les nouvelles technologies peuvent favoriser un contrôle des contraintes temporelles et faciliter le choix de privilégier et de réhabiliter la diversité du temps vécu : on peut répondre à ses e-mails selon son humeur, brancher son répondeur téléphonique, écouter des émission de radio ou visionner des films sur Internet selon ses envies. Paquot ajoute également à ces quatre écologies une cinquième, l’ « écologie des langues » : il s’agit de ne pas séparer la recherche d’une plus grande biodiversité de la recherche du maintien d’une pluralité des langues.

« Quoi qu’il en soit, ces cinq écologies s’associent en une écologie existentielle résolument urbaine qui amène chaque humain à repenser sa place sur Terre en tant que citadin. Le devenir urbain du monde et de l’être dépend des réponses apportées aux cinq principaux défis qui se posent à tous comme à chacun : la possession et la destination du sol ; la qualité des mobilités et leurs économies ; la préoccupation environnementale et l’éthique qu’elle réclame ; la démocratie en des modalités inédites pour des territoires en mutation et l’accueil de l’autre comme témoignage de paix entre les humains. Autant l’avouer : rien n’est encore joué (12). »

L’« éco-urbanisme »

Pour Thierry Paquot, l’ « éco-urbanisme » est un « art de vivre » qui ne se réduit pas à la simple gestion technocratique des plans d’aménagements du territoire, qui est chargé d’inventer de nouvelles transitions, combinaisons et relations entre la nature, la technique et les humains-citadins. Les problèmes de l’éco-urbanisme croisent sans cesse les questions liées à l’écologie environnementale. Il s’agit tout d’abord de réfléchir aux nouvelles possibilités qui s’ouvrent pour un « écohabitat », un habitat plus ouvert sur l’extérieur, qui mobilise toutes les ressources renouvelables et utilise des matériaux plus respectueux de l’environnement (ciment biologique, bois, peintures murales naturelles, etc.). Le chauffage et l’éclairage peuvent désormais être assurés par des capteurs solaires, des doubles vitrages, des commandes centralisées : « L’écohabitat n’hésite pas à pactiser avec la cybertechnologie, pour non seulement contrôler les dépenses énergétiques de la maison et les réguler, mais aussi pour accroître ses qualités communicationnelles (13). »

Au moins depuis les années 1960, l’aménagement du territoire a été conçu en fonction du réseau routier et de l’automobile (14). L’extension périurbaine qui a été la conséquence directe de cette orientation a impliqué une multiplication des déplacements (habitation-travail, habitation-école, habitation-loisirs, etc.), effectués très souvent en voiture puisque les transports en communs sont presque inexistants dans des zones où l’urbanisme est peu dense. Dans ce cadre, de lourds investissements sont nécessaires pour augmenter et entretenir sans cesse la voirie, les surfaces commerciales et les services, au détriment des espaces agricoles et naturels, et les problèmes liés à la pollution ne cessent de s’accroître. La perspective d’un territoire et d’une ville « durables » implique la nécessité de concevoir des alternatives à la logique généralisée de périurbanisation, par le recours à une politique d’aménagement du territoire renouvelée (création d’unités urbaines plus denses, développement des services de proximité, développement des transports en commun, etc.).

En modifiant en profondeur notre lien à la nature, à la technique, à l’espace, une « écosophie urbaine » pourrait nous permettre de redécouvrir toutes les dimensions de notre investissement corporel, psychique, affectif, éthique et politique dans des espaces urbains renouvelés.

 

_______________

 

(1) Pour un questionnement approfondi de l’évolution de la ville sous l’impact de la technique, on pourra lire l’excellent ouvrage de l’historienne des théories et des formes urbaines et architecturales Françoise Choay, Pour une anthropologie de l’espace urbain, Paris, Le Seuil, 2006, et notamment la deuxième partie de l’ouvrage (« L’urbain », pp. 129-251).

(2) Sur la notion d’ « éco-urbanisme », je renvoie aux ouvrages du philosophe de l’urbain Thierry Paquot (Terre urbaine, Paris, La Découverte, 2006, pp. 112-122 ; Petit manifeste pour une écologie existentielle, Paris, Bourin Éditeur, 2007, pp. 48 sq.).

(3) Félix Guattari, Les trois écologies, Paris, Galilée, 1989. Pour une lecture détaillée de cet ouvrage et une réflexion sur l’écosophie, je me permets de renvoyer à mon article « Félix Guattari et l’écosophie » in Nature, humanisme et politique, Malissard, Éditions Aleph, coll. « Théories », 2007, pp. 43-78.

(4) Félix Guattari, Les trois écologies, op. cit., Paris, Galilée, 1989.

(5) À ce propos, je renvoie à l’article « Les machines architecturales de Shin Takamatsu », Chimères, n°21, hiver 1994, pp. 127-141.

(6) Félix Guattari, Cartographies schizoanalytiques, Paris, Galilée, 1989, pp. 291-301.

(7) Ibid., p. 291.

(8) Ibid., p. 291.

(9) Ibid., p. 292.

(10) Ibid., p. 300.

(11) On pourra lire surtout les ouvrages suivants : Terre urbaine, op. cit. ; Petit manifeste pour une écologie existentielle, op. cit. ; Habiter, le propre de l’humain, Paris, La Découverte, 2007.

(12) Thierry Paquot, Terre urbaine, op. cit., p. 180.

(13) Ibid., p. 52.

(14) À ce sujet, on pourra lire Nicolas Hulot, Pour un pacte écologique, Paris, Calmann-Lévy, 2006 (« Territoire : contenir l’extension périurbaine et relocaliser les activités humaines », pp. 106-115) et surtout André Gorz, Écologica, Paris, Galilée, 2008.

 

 

 

Pour citer cet article

Manola Antonioli, « Écosophie urbaine », www.lrdb.fr, mis en ligne en mai 2008.


Date de création : 14/05/2008 16:18
Dernière modification : 11/06/2009 12:11
Catégorie : Philosophie
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